Résumé

Le Socialisme par J. Brac de La Perrière (1880)

Si les patrons, pénétrés de la nécessité d'exercer le patronage moral envers leurs ouvriers, se mettaient tous à étudier cette question, sans aucun doute on arriverait avant peu à la solution définitive et véritable.
Quelle que soit la difficulté de ces questions, elles se posent et même s'imposent. Un grand danger nous menace : la société est en péril; c'est à l'heure actuelle un devoir pour chaque homme de coeur de chercher le remède.
L'avenir de la France est encore entre nos mains; il faut lutter corps à corps contre le socialisme, car il tuera la France si la France ne le tue pas.
Source : Gallica

Le Socialisme par J. Brac de La Perrière (1880)

L'État est tout en France; les institutions indépendantes de l'État qui, chez d'autres peuples et au moyen âge, limitaient et contrebalançaient le pouvoir de l'État, tout en imposant de sages réserves à la liberté individuelle, les parlements, les universités, l'Eglise, les provinces, les municipes, les corporations, les privilégiés, ont disparu ; ce sont ces institutions qui, en d'autres temps, rapprochaient les classes, soulageaient la misère, empêchaient le conflit du pauvre et du riche, du travail et du capital, du peuple et du gouvernement.
Source : Gallica

Le Socialisme par J. Brac de La Perrière (1880)

« Il y a bien une question sociale à résoudre, écrit une feuille répandue à Paris; elle s'impose à l'esprit de tous ceux qui voient dans la souveraineté du peuple autre chose qu'un marchepied à l'usage des ambitieux, dans le suffrage universel autre chose encore qu'un ingénieux moyen de rendre l'opprimé le propre artisan de son oppression et de sa servitude 1. » La question sociale se trouve posée chaque jour par une presse nombreuse 2 ; des orateurs la prêchent ; elle est devenue la foi politique d'un parti puissant. Le socialisme n'est plus une utopie, un rêve, un roman
Source : Gallica

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