“ Et les Marouts, les vents, ces braves, ces diligents, ces infatigables compagnons d’Indra dans sa lutte perpétuelle contre les noirs nuages qui, sans lui, se résoudraient en grêle plutôt qu’en pluie, qui désoleraient la nature, au lieu de la féconder. Comme ils combattent avec ardeur, ces vaillants auxiliaires, comme ils se précipitent, comme ils se succèdent, comme ils attaquent le sinistre Vritra, l’amonceleur des nuées, le génie des frimas et des ténèbres, comme ils dispersent ses masses compactes, comme ils apprêtent l’œuvre d’Indra qui, d’un coup de foudre, achève la victoire ! ”
Résumé
Le Rig Véda, ou Livre des hymnes, l'un des textes sacrés les plus anciens de l'Inde, rassemble des hymnes adressés à des dieux tels qu'Indra, Agni, Varuna et les Maruts, dans un cadre cosmique marqué par des luttes contre les forces de l'ombre, comme Vritra. Structuré autour des thèmes du sacrifice, des offrandes, des libations et des prières, il célèbre le rôle central d'Agni, messager des dieux, et explore la relation entre l'humain et le divin à travers des rites et des invocations.
Les textes, riches en métaphores et en allusions à la nature, reflètent une vision du monde où l'abondance et l'harmonie dépendent de l'ordre cosmique. Ce recueil, fondamental pour la mythologie védique, préfigure les croyances et les pratiques religieuses qui ancreront la spiritualité indienne.
Citations de Rig Véda ou Livre des hymnes ()
“ C’est par toi que, dans les sacrifices, ils reçoivent les offrandes. C’est par toi que les dieux mangent l’holocauste. 14. Oui, c’est par toi, Agni, que tous les dieux, immortels et bienfaisants, mangent l’holocauste. Par toi les mortels goûtent le fruit de la libation. Dieu pur, tu produis les plantes dont tu portes en toi le germe. 15. Généreux Agni, parmi tous ces dieux que tu rassembles, tu excelles, tu domines avec majesté. Par un effet de ta grande puissance, que l’offrande, présentée dans notre sacrifice, profite également et au ciel et à la terre ! ”
“ Mais si le ciel enchante les Richis par ses clartés, la terre par ses parfums, l’atmosphère par ses couleurs ; si la brise qui agite les moissons, la rosée qui diamante les herbes, le rayon naissant qui empourpre l’espace, jettent leur âme dans l’extase et dirigent leurs chants vers les cieux, n’est-ce pas la preuve indiscutable que leur cœur est poétique et que leurs lèvres sont sincères ? N’en ressort-il pas cette évidence que l’humanité des premiers âges sentait instinctivement la divinité sourdre de l’âme, comme une source de la montagne ? ”
