Résumé

Rig Véda ou Livre des hymnes

Et les Marouts, les vents, ces braves, ces diligents, ces infatigables compagnons d’Indra dans sa lutte perpétuelle contre les noirs nuages qui, sans lui, se résoudraient en grêle plutôt qu’en pluie, qui désoleraient la nature, au lieu de la féconder. Comme ils combattent avec ardeur, ces vaillants auxiliaires, comme ils se précipitent, comme ils se succèdent, comme ils attaquent le sinistre Vritra, l’amonceleur des nuées, le génie des frimas et des ténèbres, comme ils dispersent ses masses compactes, comme ils apprêtent l’œuvre d’Indra qui, d’un coup de foudre, achève la victoire !
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Rig Véda ou Livre des hymnes

C’est par toi que, dans les sacrifices, ils reçoivent les offrandes. C’est par toi que les dieux mangent l’holocauste.
14. Oui, c’est par toi, Agni, que tous les dieux, immortels et bienfaisants, mangent l’holocauste. Par toi les mortels goûtent le fruit de la libation. Dieu pur, tu produis les plantes dont tu portes en toi le germe.
15. Généreux Agni, parmi tous ces dieux que tu rassembles, tu excelles, tu domines avec majesté. Par un effet de ta grande puissance, que l’offrande, présentée dans notre sacrifice, profite également et au ciel et à la terre !
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Rig Véda ou Livre des hymnes

Mais si le ciel enchante les Richis par ses clartés, la terre par ses parfums, l’atmosphère par ses couleurs ; si la brise qui agite les moissons, la rosée qui diamante les herbes, le rayon naissant qui empourpre l’espace, jettent leur âme dans l’extase et dirigent leurs chants vers les cieux, n’est-ce pas la preuve indiscutable que leur cœur est poétique et que leurs lèvres sont sincères ? N’en ressort-il pas cette évidence que l’humanité des premiers âges sentait instinctivement la divinité sourdre de l’âme, comme une source de la montagne ?
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