“ Nériosengh, ou plutôt le commentateur qu’il reproduit, a certainement été la victime d’une illusion qui vient de ce que le mot dahyu a subi, de la langue ancienne à la nouvelle, une déchéance profonde et est devenu le nom du village, deh. Dans l’Avesta il a certainement un sens plus large, et c’est le même probablement qu’il a en vieux perse. Dans les inscriptions achéménides, en effet, dahyu est le nom donné aux grandes provinces, on peut dire aux royaumes, dont la réunion formait l’empire du Roi des Rois. La Perse, la Médie, la Susiane, l’Assyrie, etc., toutes les satrapies sont des dahyus. ”
Citations sur “Dasyu”
Lafcadio Hearn,
Au Japon spectral
(''In Ghostly Japan'')
“ Et la vie à Yaidzu est certainement la vie d’il y a plusieurs siècles passés. Les habitants appartiennent eux aussi au vieux Japon : ils sont aussi francs et aimables que des enfants, de bons enfants honnêtes, innocents du monde extérieur, et fidèles aux anciennes traditions et aux anciens dieux. ”
Anonyme, Le Japon depuis l’abolition du taïcounat…
“ La réponse du prince de Satzouma se ressentait du prestige que le mikado exerce sur les grands feudataires. « C’est en me prosternant, disait le daïmio, que j’ai écouté la parole impériale. Des questions d’une pareille importance ne sont-elles pas bien au-dessus de l’obscure intelligence d’un serviteur tel que moi ? » Il exprimait ensuite ses vœux sincères pour le succès de la réforme. Le prince Tosa et le prince de Nagato suivirent l’exemple du prince de Satzouma, et fournirent chacun trois bataillons de leurs troupes pour former le noyau de l’armée impériale. ”
André Bellessort,
Revue des Deux Mondes
“ Yeyasu le rétablit dans son mystère et ses honneurs. Il l’enveloppe d’un nuage d’encens ; et le dieu restauré se décharge sur son grand prêtre, le shogun, des soucis inférieurs de la chose humaine. Le shogun, soutenu par son conseil, le Bakufu, et qui dispose d’une police inquisitoriale, a réparti le pays en trois cent soixante daïmiates. Chaque daïmio est le maître absolu de sa province ou de son canton, shogun de ses samuraïs, qui sont les daïmios des classes inférieures. ”
“ Que le plus noble des héros brise pour nous les villes de Nahouch [31] ; qu’il les détruise pour la perte du Dasyou. 8. Tel que l’onde du nuage qui rafraîchit le gazon, qu’il vienne dans notre habitation. Quand son corps est pénétré du soma, pareil à l’épervier à la serre de fer, il frappe les Dasyous. 9. C’est lui qui de ses traits puissants abat les grands (Asouras) ; lui qui a livré Souchna à Coutsa son serviteur ; lui qui a dirigé Cavi [32] , dont les chants donnèrent à Indra et aux vaillants (Marouts) leur forme (merveilleuse) . ”
Alfred Roussin, Une Révolution au Japon - la chute du taïcoun et les daïmios
“ Le rôle de chacun de ces daïmios se rapprocherait donc de ce qu’était celui du mikado à l’époque de la scission première des pouvoirs, de celui des derniers taïcouns de la branche de Kii-siou qui régnaient il y a peu d’années. Leur énergie passée, qui tint en échec les shiogouns, semble s’être émoussée dans une longue inaction, dans la mollesse d’une vie oisive, peut-être aussi par l’abus de certains plaisirs. Relégués dans leurs châteaux, ils se sont abstenus, à par quelques exceptions, de figurer en personne sur le théâtre des événemens. ”
Thomas-Anquetil, Aventures et chasses dans l'Extrême-Orient… (1874-1876)
“ C'était une simple rotonde voûtée, au milieu de laquelle s'élevait l'effigie de Gautama. Le Tsaya-Dauh s'agenouilla sur les marches du piédestal, récita une oraison mentale, baisa le socle avec respect, et se rendit successivement à chaque pagotin où il recommença ses génuflexions. Mais, à peine avait-il fini à un endroit, les âmes pieuses se précipitaient à la place qu'il venait de quitter, y appliquaient leurs lèvres et déposaient leurs offrandes (fruits, fleurs, étoffes, gibier, provisions de bouche) autour du rajah-pahlen. ”
Ludovic Hébert Beauvoir, Voyage autour du monde : Pékin… (1872)
“ Nous avons tourné autour des murailles à créneaux du château seigneurial de cette province. J'ai su à ce propos quelques détails sur le gouvernement des fiefs japonais. Le daïmio est tenu de venir chaque année rendre hommage au Taïkoun, de lui payer un certaintribut, et de le suivre dans les guerres nationales ; mais il est maître absolu dans sa principauté : à lui appartient le droit d'exiger le service militaire, de régler comme il l'entend la culture des terres, d'établir des corvées ; en un mot, il a droit de vie et de mort sur ses vassaux comme sur ses serfs. ”
Lucien Biart, Revue des Deux Mondes
“ Non, Dizio ne fouille pas la terre, ce qu’il regarde souriant, épanoui, c’est l’empreinte très nette d’un pied nu, d’un petit pied de femme. Il semble tout ému de sa découverte, Dizio ; au fait, je le suis moi-même. Une femme dans cette solitude, et qui doit habiter dans les environs du lieu où nous nous trouvons ! Nous en croyons à peine nos yeux. Nous ne continuons pas notre récolte, nous marchons la tête baissée, cherchant une nouvelle trace. ”
Marquis de La Mazelière, Revue des Deux Mondes
“ Mais, énervés par la civilisation nouvelle, mikado et kuge avaient bientôt perdu toute autorité sur le Nord et l’Ouest du Japon, restés barbares, où s’étaient fondés des clans féodaux dont les membres s’appelaient samurai et les chefs daimio. Le plus grand des daimio, le shogun, après avoir enfermé l’Empereur et sa Cour dans le palais de Kioto, avait commencé contre les daimio, une lutte de quatre cents ans, qui lui avait enfin donné la victoire au xviie siècle. ”
“ Quand on construisit les monumens sacrés, les shoguns, les daïmios, tous les grands seigneurs du Japon féodal firent des présens considérables en or et en objets précieux. Un daïmio était trop pauvre et ne pouvait faire un don digne de lui. ”
André Bellessort,
Revue des Deux Mondes
“ Combien de Daïmio leur durent de ne pas tomber dans la misère ! La Révolution a dissous les clans, mais elle n’a pas délié de leurs obligations le cœur de ces hommes. Je connais, hélas ! d’anciens Daïmio très riches qui ont oublié leurs serviteurs ruinés : je ne connais pas de Daïmio ruinés qui ne soient encore aujourd’hui honorés et entretenus par leurs anciens serviteurs... Et chaque année, depuis vingt-cinq ans, mes samuraï d’autrefois viennent me saluer et m’amènent leurs enfans et leurs petits-enfans... ”
Louis Vivien de Saint-Martin,
Étude sur la géographie et les populations primitives du nord-ouest de l'Inde…
(1860)
“ Un sentiment profond d'antagonisme respire dans les hymnes à l'égard des Dasyous. Le nom des Dasyous revient en quelque sorte à chaque strophe des hymnes, et toujours, ainsi que nous l'avons dit, avec un caractère profond d'antagonisme. Toutes les épithètes de haine ou de mépris leur sont prodiguées, et quelquefois aussi les expressions de crainte que peut inspirer un ennemi redoutable. ”
Alfred Roussin, Une Révolution au Japon - la chute du taïcoun et les daïmios
“ Iye-yas, à la mémoire duquel on rend un culte sous le nom de Gonguensama, continua les travaux de Taïko-sama, et établit sur des bases inébranlables le système qui a régi le Japon jusqu’à nos jours. Les taïcouns qui se sont succédé sur le trône de Yeddo appartiennent tous à sa famille. L’avènement du chef de cette dynastie fut moins illégitime qu’on pourrait le croire tout d’abord. Iye-yas se rattachait par ses ancêtres aux Guéngi et à l’un des cinq groupes de daïmios koksis descendus des premiers mikados ; Hidé-yori au contraire était le fils d’un homme de naissance obscure. ”
Jack London,
Le Vagabond des étoiles
“ D’autres, des jeunes femmes, s’apitoyaient au passage de mes larges épaules, de mes longs cheveux fauves, de l’homme qui jadis avait été le Prince de Coryu et le gouverneur de sept provinces. Des cohues de gamins se collaient à nos talons. Ils n’avaient, eux, aucune miséricorde et nous lapidaient, avec des cris perçants, des mots orduriers.Au delà du Yalou, large de quarante milles, s’étendait une immense désolation qui, de la Mer du Japon à la Mer Jaune, constituait la frontière septentrionale coréenne. ”
Gaston Cerfberr, Contes japonais
“ Le cortège bizarre disparut à l’horizon Depuis, Satsuma, parvenu à la plus grande richesse par ses poteries renommées, n’a jamais revu son prince. Mais parfois, dans le Nippon ou ailleurs, on aperçoit le groupe étrange, parcourant les collines, les plaines, les marais, franchissant les rivières, sous le soleil ou la pluie, et toujours, infatigable, le regard perdu dans l’espace, Yasumasu joue de la flûte. Si quelque passant surpris s’approche et l’écoute, aussitôt il est saisi dans le cercle de l’enchantement ”
A. Gérard, Revue des Deux Mondes
“ C’est le Nô d’Oimatsu, c’est-à-dire du Vieux-Pin vénéré comme arbre sacré dans l’enceinte du temple d’Anraku, à Dazaifu, province de Chikuzen, dans l’ile méridionale de Kyûshù. Le Vieux-Pin et le temple même d’Anraku sont dédiés à la mémoire du grand lettré et homme d’Etat, Sugawara no Michizane, qui vécut de l’année 845 à l’année 903 de notre ère, qui fut ministre de droite des empereurs Uda et Daigo, et qui, par une intrigue de la puissante famille des Fujiwara, fut destitué, chassé du palais impérial, dépouillé de ses biens et exilé à Dazaifu. ”
Ludovic Hébert Beauvoir, Voyage autour du monde : Australie (1873)
“ En écoutant l'histoire du Mikado, chef spirituel du Japon, devenu roi fainéant par les usurpations persévérantes et hardies des Taïkouns, véritables maires du palais ; en apprenant qu'une partie seulement des Daïmios rend hommage au Taïkoun; que d'autres sont rebelles à leur suzerain, et, se retranchant dans leurs manoirs, le défient insolemment de franchir la limite de leurs domaines ”
Nikolaï Garine, Contes coréens
“ Harassée de fatigue, Diou-Si entra dans un champ pour se reposer. Elle se coucha sur le sol et s’endormit. Un vieillard, dont le visage et les cheveux étaient blancs comme l’argent, lui apparut en rêve et lui dit : « Je suis le jeune homme monté sur un taureau que tu as rencontré et avec lequel tu as fraternisé. Je suis l’Esprit de la plaine. Je connais ton désir. Prends ce sac de riz. Quelle que soit la quantité de riz que tu en sortes, il ne se videra jamais. » Il dit et disparut. Et Diou-Si se réveilla. ”
Thomas-Anquetil, Aventures et chasses dans l'Extrême-Orient… (1874-1876)
“ D'un sujet à un autre j'en arrivai à lui dire que la santé du Tsaya-Dauh, quoique rétablie momentanément, ne m'inspirait qu'une médiocre confiance, ce dont le vieillard se doutait lui-même, car il mettait tous ses soins à se préparer un successeur. « Sous l'action de cette idée « fixe, ajoutai-je, il a reporté son choix sur un de ses « vicaires, le Cambaoua-Tsaya, un savant docteur,' « un ascète méritant, mais dont la constitution est « délabrée par les macérations, les excès de zèle et « aussi les peines de coeur, si bien que je lui donne « encore moins de temps à vivre qu'au Tsaya-Dauh. » ”
Émile d' Audiffret, Notes d'un globe-trotter, course autour du monde… (1880)
“ Autrefois, du temps de la féodalité, chaque daïmio avait à son service un certain nombre de samouraï. Quelques-uns, les plus puissants, avaient à leur solde de véritables petites armées. Quand une guerre éclatait, chaque prince réunissait son clan et allait se ranger sous la bannière du chef qu'il choisissait. Car les daïmios japonais étaient plus inconstants que les jolies femmes; tantôt ils servaient le Mikado, tantôt le Shogun, tantôt même un rebelle. ”
"Nipon o dnï itsi ran", ou Annales des empereurs du Japon… (1834)
“ Le 1er mois de la 7e année (788) , on coupa les cheveux du front du Taïsi et on le revêtit de l'habit de l'âge viril (ghenfouk, yuan fou) . Le Daïnagon Tsougou tsouna et le Tsiounagon Ki-no Founa mori lui offrirent un bonnet impérial. Le2e mois, Oto tsougou (Siu szu) , fils de feu Fousiwara-no Momoka, fut mandé par le Daïri; il avait alors 15 ans : on lui rasa également les cheveux sur le front. Le Daïri l'ayant regardé attentivement, se ressouvint des services éminens de son père, et versa des larmes; il le combla de présens, et l'honora d'un rang. ”
"Nipon o dnï itsi ran", ou Annales des empereurs du Japon… (1834)
“ Cependant d'autres auteurs prétendent qu'il parvint à se réfugier dans le Satsouma. Ye yasou, devenu maître de l'empire par la défaite de Fide yori et de ses partisans, ne songea plus qu'aux moyens de s'assurer pour toujours le pouvoir suprême. Comme il y avait beaucoup de personnes à la cour du Daïri qui favorisaient le parti de Fide yori, et qu'il était du plus grand intérêt pour l'usurpateur de tenir cette cour dans une dépendance absolue, il sut persuader au Daïri de nommer ses deux fils grands-prêtres, l'un dans le temple de Ni kwo, et l'autre dans celui d'Ouye-no à Yedo. ”
Pierre Daviault,
Histoires, légendes, destins
“ Hsieh Pingying a porté, elle porte toujours l’uniforme de Chiang-Kai-Shek. Ah ! croyez-m’en, les patriotes chinois, hommes et femmes, n’entendent pas le patriotisme à demi ; ils paient de leur personne et, à constater leur détermination, on se persuade que le Japon ne viendra jamais à bout de leur pays. Hsieh appartient à une famille à l’aise, mais ancrée dans les traditions les plus vénérables d’un pays dont la civilisation remonte à des milliers d’années et n’a guère bougé au cours des siècles. ”
Seiichi Kawamura, Coffre à trésor attribué au Shôgoun Iyé-Yoshi… (1896)
“ XVIII ÉTUDE HÉRALDIQUE ET HISTORIQUE salité qui ne les astreint qu'au service, en cas de guerre, dans les troupes du seigneur de leur province ; mais la plupart sont entièrement dans la dépendance des Daïmios qui leur allouent en échange de leurs services des terres, des pensions et le plus souvent une simple solde. Toutefois ils sont absolument libres et maîtres de leur personne; ils peuvent offrir leurs services à qui bon leur semble : au Shô-goun, ou au Daïmiô sous la bannière duquel ils espèrent faire la plus brillante carrière. ”
Adolphe Boucher, Histoire dramatique et pittoresque des Jésuites… (1864)
“ Les comptoirs de la maison de commerce Loyola et Compagnie envoyèrent cette année-là, en Europe, une véritable flotte marchande. Daïfu-Sama, tant qu'il crut en avoir besoin, combla les Jésuites de faveurs. Il leur avait permis de diviser publiquement le diocèse de Méaco ou du Japon en paroisses ; de fonder des collèges, des noviciats, des séminaires ; de bâtir des églises ; d'en élever même, ainsi qu'un superbe évêché, à Méaco, dans cette ville où résidait le Fils du Ciel, le chef de la religion indigène, le Daïri, ce pape japonais, humilié et doublement déchu. ”
Notes de voyage aux Indes, en Chine et au Japon… (1887)
“ Lui et moi nous grimpons jusque dans la tête du Daïbouts, colossal boudha en bronze situé sur un piédestal dans un joli petit site riant, près de la mer. Comme mon compagnon voyage avec un petit appareil portatif de photographie, nous nous faisons prendre par son Japonais, dressé à ce service, tous les deux dans les bras du Daïbouts, qui semble nous tenir l'un et l'autre embrassés comme des petits chiens ; il en tiendrait facilement ainsi plus d'une douzaine comme nous. ”
Thomas-Anquetil, Aventures et chasses dans l'Extrême-Orient… (1874-1876)
“ Un mois s'écoula.... Rien n'avait transpiré au dehors; enfin il m'arriva un émissaire de la part du Tsaya-Dauh. «Le vieillard est au désespoir; il se « portait à merveille, lorsqu'une affreuse nouvelle « est venue le frapper.... On lui enlève son adjoint, « son fils chéri!... Le Cambaoua-Tsaya, rentré en « grâce près de l'empereur, a été appelé à la cour et « il quitte le kyoung-dauh pour se marier... » ”
Luo Guanzhong, Histoire des Trois Royaumes
“ Non, répliqua Tseu-Y, je ne suis ni son parent ni son compatriote ; sa réputation et sa bonté m’ont attaché à lui, voilà le seul lien qui existe entre nous. J’ai eu le désir de partager ses maux, de m’associer à ses périls. Les Bonnets-Jaunes se sont soulevés ; la ville de Pé-Hay est assiégée ; Kong-Yong se trouve serré de près ; seul, ne sachant de qui attendre du secours, vivement attaqué jour et nuit, il a cru rencontrer dans un homme comme votre seigneurie, plein d’humanité et de justice, celui qui pourra et voudra le secourir dans un si pressant danger. ”
Léon de Rosny,
La civilisation japonaise
“ Il annonça donc au peuple que les deux doctrines n’en formaient en réalité qu’une seule, et que l’âme du Bouddha avait transmigré dans le corps de la grande Déesse solaire, Tensyau Dai-zin. De la sorte, il était loisible à tout fidèle d’adorer en même temps le Bouddha et les Kamis ou Génies tutélaires de la nation.Il y a d’ailleurs, dans les habitudes regieuses des Japonais, la plus grande liberté, jointe souvent aussi à la plus profonde indifférence. Chacun adore les dieux qui lui conviennent, quand et comme il l’entend. ”
