Gaston Cerfberr, Contes japonais
“ Au fond du ravin s’élevait toujours le grand pin portant le nid de l’aigle, et le ruisseau baignait son pied, avec un doux murmure. Laissant ses serviteurs à l’abri des arbres, Kamô s’avança jusqu’au bord abrupt, et cria : — Shiya, ma sœur, si tu es vivante encore, réponds-moi. Je suis Kamô, fils d’Hanko, et je viens te délivrer. Une forme svelte parut au sommet de l’arbre. — Kamô, mon frère, c’est toi ! Quelle joie de t’entendre et de te voir ! Je ne puis descendre, mais tu es jeune et fort, tu pourras sans doute arriver jusqu’à moi. ”
