Gaston Cerfberr

Élements biographiques

Gaston Cerfberr,  Contes japonais

“ Au fond du ravin s’élevait toujours le grand pin portant le nid de l’aigle, et le ruisseau baignait son pied, avec un doux murmure.
Laissant ses serviteurs à l’abri des arbres, Kamô s’avança jusqu’au bord abrupt, et cria :
— Shiya, ma sœur, si tu es vivante encore, réponds-moi. Je suis Kamô, fils d’Hanko, et je viens te délivrer.
Une forme svelte parut au sommet de l’arbre.
— Kamô, mon frère, c’est toi ! Quelle joie de t’entendre et de te voir ! Je ne puis descendre, mais tu es jeune et fort, tu pourras sans doute arriver jusqu’à moi.
”
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Gaston Cerfberr,  Contes japonais

“ Mon père ne s’est jamais guère occupé de moi, sinon pour me battre, et malgré l’or qu’il a tiré de nous, jamais il ne pourrait me donner les richesses au milieu desquelles je vis ici.
— Peut-être notre sœur Yabura ne pensera-t-elle pas comme toi ?
— Est-elle donc aussi dans cette forêt enchantée ?
— Je le pense. Notre père l’a vendue à un dragon.
— C’est notre maître à tous, dit Gamawuki avec respect, et de lui dépendent, paraît-il, tous nos enchantements, dont il est lui-même victime. Je n’en sais pas davantage. Mais si Yabura est l’épouse du dragon, je doute que tu la ramènes.
”
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Gaston Cerfberr,  Contes japonais

“ Si vraiment tu as cette folie, rembarque-toi au plus vite, imprudent, ou sinon tu ne tarderas pas à rejoindre ceux qui t’ont précédé ici, et que la colère du génie gardien de ces trésors n’a pas épargnés !
— Moi ! protesta le prince, en feignant la surprise, je m’occupe bien, en vérité, de cette misérable faïence, et de ceux qui la font ! Je joue de la flûte pour moi-même, pour ceux qui veulent m’écouter si tel est leur plaisir, et pour la lune, quand je n’ai pas d’auditeurs. C’est un art divin, et ceux qui le cultivent n’ont pas de préoccupations matérielles.
”
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