Résumé

A. Gérard Revue des Deux Mondes

Si la poésie est, dans le , le mode d’expression et le truchement de la pensée religieuse, si la musique est l’interprète du sentiment et de l’âme, c’est par la danse que se traduit, s’incarne et vit l’action même. La danse est, comme on l’a vu dans les précédentes analyses des différens Nô, le moment le plus vif, la crise même du drame, l’acte et le geste par lequel cette crise se résout. Par le rythme et la mimique, elle prête au drame tout ensemble le mouvement et cette sorte de représentation stable et concrète que donne la fixité d’une attitude.
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A. Gérard Revue des Deux Mondes

Mais lorsque, deux ans plus tard, par la défaillance de la révolution russe et par les désastreux traités de Brest-Litovsk, le front russe, de Riga à Czernovitz, s’effondra et que la Russie tout entière se trouva ouverte et livrée aux convoitises et à l’audace des puissances centrales, la nécessité est apparue, et de plus en plus s’impose, d’un front qui n’est plus seulement le front d’Orient, qui, en réalité, et par le vide créé à l’extrémité orientale de l’Europe, devient le front d’Asie.
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A. Gérard Revue des Deux Mondes

Et, depuis 1905, le Japon s’est en effet efforcé, tout en achevant son œuvre nationale, en développant ses ressources, en complétant son instruction, de resserrer ses liens avec les autres peuples de l’Asie, avec la Chine, avec le Siam, avec l’Inde, avec la Turquie elle-même. Il avait conscience d’être devenu, à son tour, la lumière de l’Orient et de devoir communiquer ses reflets ç toutes les races de même culture.
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