André Duboscq

Résumé

André Duboscq Présence de l’Asie (1943)

Entre gens de pays ennemis, l'humanisme trame sans bruit un lien tout neuf qui, un jour, servira peut-être à rapprocher leurs points de vue sur des sujets très différents de ceux dont ils font leurs préoccupations habituelles.
Mais l'humanisme est réservé aux maîtres et à leurs disciples. En outre, il n'est pas un sentiment. Le coeur peut n'y avoir aucune part. L'humanisme est avant tout une application et une maîtrise de l'esprit. Il n'embrasse de l'humanité que l'intellectualité, la culture ; il manque à cet égard de la générosité qui gonfle le sentiment.
Source : Gallica

André Duboscq Présence de l’Asie

Car de même que l’unité de la nation, loin de souffrir de la diversité des personnalités régionales n’en est que plus cohérente, l’unité du continent est d’autant plus forte que les nations qui la composent y tiennent davantage, parce que l’unité continentale comme l’unité nationale est volonté de vivre ensemble. S’appuyant les unes sur les autres, loin de songer à se quitter, les nations deviendront indispensables les unes aux autres.
Alors, on pourra espérer voir régner entre les nations d’abord, entre les continents ensuite, la paix, la sainte paix que rêvent de gagner les hommes...
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André Duboscq Présence de l’Asie

Or, si nous voulons prôner un sentiment humain, faut-il encore que nous le définissions, que nous montrions où il prend sa source et à quoi il tend. Les temps troublés que nous vivons se caractérisent par une recrudescence d’intérêt pour l’humanisme. On dirait qu’en même temps que des hommes s’entretuent et se ruinent systématiquement les uns les autres pour un long temps, d’autres sont poussés davantage vers l’étude des penseurs, des moralistes, de ceux enfin qui ont consacré leur vie à rechercher dans le passé le témoignage d’une humanité studieuse et sensée qui absolve l’humanité présente.
Source : Wikisource

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