André Duboscq, Présence de l’Asie (1943)
“ Entre gens de pays ennemis, l'humanisme trame sans bruit un lien tout neuf qui, un jour, servira peut-être à rapprocher leurs points de vue sur des sujets très différents de ceux dont ils font leurs préoccupations habituelles. Mais l'humanisme est réservé aux maîtres et à leurs disciples. En outre, il n'est pas un sentiment. Le coeur peut n'y avoir aucune part. L'humanisme est avant tout une application et une maîtrise de l'esprit. Il n'embrasse de l'humanité que l'intellectualité, la culture ; il manque à cet égard de la générosité qui gonfle le sentiment. ”
