Henri Focillon,
L’Art bouddhique
“ La rêverie pénétrante du solitaire et du poète ne délimite rien : elle s’étend à toutes les formes de l’être ; elle n’est pas une mélancolie passive : l’âme multipliée sent battre en elle toutes les pulsations de la vie. Dans la retraite du sage japonais, il n’y a rien d’une manie inhumaine, rien d’un érémitisme stérile ou de la vénérable démence du yoghi. Par un bon sens exquis, chaque fois que le génie de la race a été tenté par ces ivresses redoutables, la philosophie contemplative ou, si l’on veut, la méditation de la nature a été ramenée à son vrai sens, à ses proportions justes. ”
