Michel Ribaud,
Voyage du jeune Stanislas au Japon…
(1929-1935)
“ Hier à la tombée du jour, par gros temps, nous voguions sur la mer de Corée. Ce matin la bise est glaciale, le givre couvre le pont où l'on croirait que la neige est tombée pendant la nuit. Les matelots nous montrent un point précis au loin, une tache rose pàle sous le froid soleil levant. C'est le Japon : Shimonoséki et son détroit, porte de la mer Intérieure. Lorsque nous y entrons la forte houle cesse comme par enchantement. Le Yarra immobile, semblable à un cygne géant, avance, dominateur et calme, sur la nappe bleu argenté, sans rides, de ce lac qui reflète l'azur cendré du ciel. ”
