Auguste Leplat, Les échos du soir : poésies (1872)
“ C'est un zéphir qui me vient d'Orléans. Gardons-en la douce mémoire, Et consacrons le quatorze de mars. Elle est bien loin, bien loin de mes regards ; Mais ma pensée est au bord de la Loire. Et vous, légers zéphirs normands, Partez : soyez les messagers d'un père ; Dites pour moi : « Que tout te soit prospère ! » Portez mes vœux à ses quinze printemps. En volant, prenez sur votre aile Des fleurs qu'elle aime une suave odeur. Murmurez-lui le tribut de mon cœur ; C'est le plus doux de tout parfum pour elle. ”
