Résumé

Denise Mon Les berçeuses : nouvelles, contes & fantaisies (1881)

Je suis la fée Risette, mon pouvoir est très grand, si tu veux je le mets à ton service.
— Vous êtes bien honnête, Madame, dit Linot rassuré.
Alors il lui conta toute son aventure. Comme quoi Linotte l'écoutait, l'encourageait, l'aimait, c'était sûr, tant qu'elle n'entendait pas cette maudite cloche; mais sitôt qu'elle se mettait en branle, adieu projets, adieu bonheur, elle oubliait tout pour retourner à son mur de couvent.
- C'est horrible, vous comprenez, Madame ?
- Oui, c'est horrible, je suis de ton avis. Il faut trouver un remède. Je vais réfléchir à cela.
Source : Gallica

Denise Mon Les berçeuses : nouvelles, contes & fantaisies (1881)

La jument blanche attachée à la voiture suivait en tirant sur sa longe, mais cette façon d'aller n'était pas du goût de sœur Propice.
La carriole était pleine de légumes, de paniers d'œufs, le petit cochon de lait criait, l'on était serré et elle brûlait du désir de monter la bête et de faire voir à l'incrédule mère Gudulle ses talents d'équitation. D'ailleurs, la route était déserte et le moment lui semblait opportun.
La supérieure qui, de son côté, respirait mal dans son coin et aimait à rire, ne trouva rien à objecter à cela. Il fallait bien s'habituera la jument.
Source : Gallica

Denise Mon Les berçeuses : nouvelles, contes & fantaisies (1881)

Cette fois, elle m'a semblé d'une tristesse morne ; sa solitude à la fin du jour paraissait effrayante, et le bruit éternel des galets roulés m'énervait comme un sanglot sans fin.
'Vous aviez tout apporté : rêves, chansons, soleils, éclats de rire. Tout s'est effondré sous votre souffle mutin. Oh ! fée ! que vous êtes puissante !
Je me plains. Je vous irrite. Je ne vais plus vous parler de moi, mais de Noële, votre protégée.
Encore une tristesse. Ce n'est plus la jolie fille aux joues roses, au sourire d'enfant.
Source : Gallica

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