Résumé

Antoine Alhix Jean Tout-Petit : à la ville et à la campagne (1903)

Jean gagne tout le temps. Son parrain n'est pas bon joueur, sans doute, car il se fâche chaque fois qu'il perd et se tire la barbe de désespoir, en poussant des exclamations indignées : — Petit coquin ! petit misérable! Comment, encore! Une bataille de dames! Il la gagne!. C'est à jeter par la fenêtre, cet enfant-là!
Jean, qui n'a pas peur d'être jeté par la fenêtre, rit comme un fou, du plaisir de gagner et de la colère de son parrain.
Après une première partie, M. Ladignac, vaincu, voulut sa revanche et on en entama une seconde.
Source : Gallica

Antoine Alhix Jean Tout-Petit : à la ville et à la campagne (1903)

Jean s'accrocha aux couvertures et grimpa comme un chat sur le grand lit; puis, croyant vraiment sa maman très malheureuse, il l'embrassa, l'embrassa
pour la consoler, jusqu'à presque l'étouffer, si bien qu'elle
finit par demander grâce en riant.
Puis, les grandes sœurs, arrivèrent et ce fut des cris d'admiration à n'en plus finir. Chacune lui apportait un cadeau en souvenir du grand jour. Blanche lui donna un fouet avec des pompons rouges au manche; Jeanne lui offrit un sifflet qu'on
aurait cru en argent, tant il brillait, et Mimi une balle en celluloïde de toutes les couleurs.
Source : Gallica

Antoine Alhix Jean Tout-Petit : à la ville et à la campagne (1903)

Leur propriétaire, les mains dégagées des châles, tenait un morceau de pain gris et un œuf dur, épluché, dont il avait grignoté la pointe tout au plus comme aurait pu le faire une souris peu affamée. Maintenant, il ne mangeait plus, il regardait Jean et son parrain attablés devant le festin d'Eulalie, et il avait l'air si pâle, si triste et si malade, que Jean, tout à coup, se mit à penser à Mimi, couchée dans son lit avec la fièvre.
Les yeux du pauvre Tout-Petit se remplirent de larmes, il reposa son morceau de poulet sur son assiette, il avait trop de chagrin pour manger.
Source : Gallica

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