Jules Girardin, Les Braves Gens (1873)
“ Personne n’y fait attention et l’on s’avance toujours d’une course furieuse. On est si près maintenant que Jean voit l’heure au cadran du vieux clocher ; il a l’esprit tellement libre qu’il remarque que l’horloge est arrêtée. Une effroyable décharge l’avertit du danger sans le faire dévier d’une ligne. Sa lèvre supérieure se relève comme s’il riait d’un rire ironique ; il éprouve un impérieux besoin de se mesurer avec quelqu’un de visible ; il a soif de sang, et chose horrible, il trouve cela tout naturel ; il voit déjà l’endroit par où il entrera dans le village. ”
