Jules Girardin

Élements biographiques

Jules Girardin,  Pascarel. Ouida : roman imité de l'anglais… (1878)

“ Peut-être est-ce parce que son histoire est si vieille et sa beauté si jeune. Derrière elle, il y a de tels abîmes de puissants souvenirs ! Sur elle est répandu un tel éclat de lumière et de vie ! Ses pierres sont noires du sang de tant de générations, mais son atmosphère est imprégnée du parfum de tant de fleurs ; les yeux de son peuple ont une tristesse plus profonde que celle des larmes, mais ses lèvres ont le rire le plus gai qui ait jamais fait entendre sa musique à ce monde ennuyé.
A Florence, le passé est tout près de vous ; vous le coudoyez à chaque pas.
”
Source : Gallica

Jules Girardin,  Les Braves Gens (1873)

“ « Lieutenant ! reprit-il en riant, comme si ce mot avait la vertu de l’égayer plutôt que tout autre. Tous les Français sont lieutenants, n’est-ce pas, madame, quand ils ne sont pas colonels ? Moi, je suis un lieutenant. » Et il se leva pour faire admirer sa personne. Il siffla quelques mesures de la Marseillaise, et dit d’un ton dédaigneux : « Qu’est-ce que c’est que ça un lieutenant français ? »
Mme Defert indignée lui répondit avec vivacité : « Un lieutenant français, c’est un homme qui sait quels égards on doit à une femme, à une mère en deuil ! »
”
Source : Wikisource

Jules Girardin,  Pascarel. Ouida : roman imité de l'anglais… (1878)

“ Florence était tranquille, ce soir-là, quand nous entrâmes dans son enceinte, en descendant de la tour de Galilée. C'était la semaine sainte. Çà et là, par l'entre-bâillement d'une porte, on entendait les notes lugubres du Miserere ; çà et là, dans l'ombre, la silhouette d'un moine se dessinait sur la blancheur des marbres.
Mais Florence ne peut jamais être complétement triste ; chez elle, le rire est près des larmes.
C'était pourtant carême, cette nuit-là ; néanmoins, une
mandoline envoyait ses notes par la fenêtre la plus élevée d'un vieux palais
”
Source : Gallica

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