Jules Girardin

Résumé

Jules Girardin Les Théories du docteur Würtz (1882)

« Je viens d'être bassement jaloux d'Ary Zang, un ami! J'ai essayé d'être méchant et blessant pour Lenora Meyer, ma cousine, presque ma sœur; je me condamne à raisonner sur ma faute et à la réparer le plus tôt possible ! »
C'était l'habitude de Karl Heindrich de noter l'état de son âme, comme d'autres notent l'état de l'atmosphère. C'était aussi son habitude de raisonner à perte de vue sur tous les mouvements de son esprit et de son cœur.
Le raisonnement en soi est une chose excellente, mais peut-être Karl IIeindrich en abusait-il un peu.
Il y a dans la vie morale de l'âme des difficultés
Source : Gallica

Jules Girardin Les Théories du docteur Würtz (1882)

« Comme c'est aimable à vous, Monsieur le professeur Würtz, de me faire une aussi agréable surprise.
Vous allez d'abord vous rafraîchir, nous causerons ensuite. »
Je voulus inutilement protester que je ne faisais qu'entrer et sortir ; le brave homme ne voulut rien entendre, et, me prenant des mains ma canne et mon chapeau, il m'introduisit dans une salle basse, où les volets, fermés à cause de la chaleur, ne laissaient pénétrer que quelques rayons d'une vive lumière où dansaient des myriades d'alomes dorés.
Il y régnait une fraîcheur délicieuse, la bière était
exquise, l'hôte souriant.
Source : Gallica

Jules Girardin Les Théories du docteur Würtz

Hurrah! pour Heilig, et en avant!
Cela dit, je donnai un bon coup de ma canne sur le sol, comme pour confirmer ma résolution, et je partis du pied gauche, marchant au pas et sifflant la marche des dragons. Tout en sifflant, je comptais mes pas; le mur n’en avait que cent vingt. Donc en cette occasion mon imagination, dupe elle-même de la paresse et de la mauvaise humeur, m’avait surfait la difficulté de toute la différence qu’il y a entre trois cents et cent vingt. De ce petit calcul sortit une résolution générale et motivée de me défier de mon imagination et de ses chimères.
Source : Wikisource

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