Léon Tolstoï,
Récits populaires
“ Ivan s’arrête et retient son souffle. Il écoute, regarde : tout est tranquille ; rien que le vent qui agite les petites feuilles des saules, et siffle dans le chaume. Il fait si noir que les yeux sont inutiles ; mais sa vue finit par s’habituer à cette obscurité et Ivan distingue et le coin, et la charrue qui se trouve là, et l’avant-toit de l’izba. Il reste ainsi quelques instants, regarde et ne voit personne : « J’aurai mal vu, se dit Ivan, mais je vais tout de même faire mon tour. » Et il s’avance à tâtons en longeant extérieurement le hangar. ”
