Résumé

Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï À la recherche du bonheur

On a trouvé ce matin le marchand égorgé dans son lit. Hors toi, personne n’a pu commettre le crime. L’isba était fermée en dedans, et, dans l’isba, personne que toi. Voilà, de plus, un couteau taché de sang qu’on a trouvé dans ton sac. D’ailleurs, ton crime se lit sur ton visage. Avoue tout de suite comment tu l’as tué, combien d’argent tu as volé.
Aksénov jure Dieu que ce n’est pas lui le coupable ; qu’il n’a pas vu le marchand depuis qu’il a pris le thé avec lui, qu’il n’a que son propre argent, 8.000 roubles, et que le couteau n’est pas à lui.
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Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï À la recherche du bonheur

Le vieillard se tut. Puis il sourit et reprit :
— Écoute, Ivan, ne révèle pas qui a allumé l’incendie. Cache le péché d’autrui, Dieu t’en remettra deux.
Et le vieillard, prenant la bougie dans ses deux mains, les joignit sur son cœur, laissa échapper un soupir, se raidit et mourut.
Ivan ne dénonça point Gavrilo, et personne ne sut d’où venait l’incendie.
Et le cœur d’Ivan n’était plus aigri contre Gavrilo, et Gavrilo s’étonnait qu’Ivan ne le dénonçât point. Il avait peur d’abord, puis il se rassura. Les moujiks ne se querellaient plus, les leurs pas davantage.
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Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï À la recherche du bonheur

Il a peur de mourir, mais il ne peut s’arrêter.
— J’ai déjà tant couru, pensait-il ; si je m’arrête à présent, on me traitera de sot.
Il entend les Baschkirs siffler, crier : à ces cris, son cœur s’enflamme encore davantage.
Pakhom use à courir ses dernières forces, et le soleil semble se précipiter exprès. Et le but n’est plus bien loin. Pakhom voit déjà le monde sur la colline ! on lui fait de la main signe de se presser. Il voit aussi le bonnet par terre, avec l’argent, il voit le starschina assis par terre, et se tenant le ventre à deux mains ; et Pakhom se rappelle son rêve.
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