Léon Tolstoï,
Le Prince Nekhlioudov
“ « L’étrange cercle vicieux », pensait Nekhlioudov, qui ne savait plus que conseiller au moujik. — Et puis, il faut vous dire, Votre Excellence, que ce n’est pas le fumier seul qui fait pousser le blé... Tout vient de Dieu, continua Tchouricenok. — Ainsi, cet été, j’ai récolté dix meules de blé dans un champ non-fumé, tandis que je n’en ai retiré qu’une d’un autre champ où j’avais mis du fumier... Il n’y a que Dieu, poursuivit-il avec un soupir. De plus, nous sommes malheureux avec le bétail ; voilà six ans qu’il ne peut vivre. ”
