Espérat

Définition et enjeux

Portrait de Georges d’Esparbès Georges d’Esparbès,  Le Roi (1900)

“ Il put lire : « La douleur agrandit les âmes, et c’est une sorte de noblesse que d’être trompé. » Le roi, qui ne se savait que ces deux fautes, regarda dès lors librement.
On l’avait représenté ailleurs dans le sang de la Saint-Barthélemy, avec le rosaire dont les grains, un à un, étaient tombés sans qu’il eût eu la force de les retenir. C’était l’histoire du chapelet. Il se souvint de son trouble, de sa foi gisante. « Que tes actes, avait dit la reine, soient toujours contés en fils clairs. » Il observa le tableau et n’y vit que laines lumineuses.
”
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Portrait de Georges d’Esparbès Georges d’Esparbès,  Le Roi (1900)

“ En diable, m’amie, tout en diable ! dit le roi pressé en baisant la bouche tendue. Ces sentences sur l’amour divin m’apparaîtront mieux, je vous jure, au lever d’aurore, quand je partirai de chez vous ; mais en ce moment, caquetière, c’est moutarde avant le repas. (Il perlait son visage de petits baisers) Vos prédications entreprennent un converti ; vous êtes « divine » oui ! oui ! mais de belle chair d’ange, hé donc, agréable aussi à manier. ”
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Portrait de Georges d’Esparbès Georges d’Esparbès,  Le Roi (1900)

“ Un troisième, un quatrième boulet démolirent sous ses yeux l’escalier tournant, une colonnette broyée tomba en miettes, le cinquième boulet troua le clocher à jour.
— On vous a reconnu, sire !
À ces mots, le roi se sentit mal aise. Allait-il, après tant d’efforts, quinze ans de lutte, expirer dans le ciel comme un saint d’église, sous le coup d’un boulet sans gloire, en jaquette de camp et le glaive inerte. Il rougit :
— Tous les diables ! voici venue la malheure ! À main droite, compagnons, n’est rien qui puisse nous aider, à main gauche non plus.
”
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