Jean-Pierre Veyrat,
La Coupe de l'exil, par Jean-Pierre Veyrat
(1845)
“ Triste, amer et mordant, plein de fiel et d'orgueil, C'est l'ouragan du soir brisant sur un écueil. ,-On dirait à l'entendre, au fond du noir empire, L'archange de Milton qui pleure et qui soupire. D'où vient ce chant funèbre ? Est-ce toi, pèlerin, Qui chantes ta douleur sur ce mode d'airain ? Ah! pour briser ainsi dans des cris d'ironie Cette sublime voix d'amour et d'harmonie, Que n'a-t-il pas fallu, dans tes jours écoulés, De déboires amers et d'amours refoulés?.. Te voilà comme l'aigle, éperdu sur la cime, Quand l'orage a vidé son aire dans l'abîme! ”
