Eugène Paillange, Les heures de nuit (1842)
“ Mais hélas ! ce bonheur n'est qu'un songe éphémère Au réveil — il s'enfuit v— Il aime le repos — le réduit solitaire, Le cœur brûlant d'amour du malheureux trouvère Son grabat et la nuit — 0 charme de mes nuits, divine et sainte image, Sans ton voile jaloux, Oh ! viens, et que ma bouche effleure ton visage, Et que mes mains encor pressent sous ton corsage, Tes seins si blancs, si doux ! J'ai vu ton front pâlir et t'ai dit : Dieu t'envoie, Ange, je n'ai qu'un jour — Dans des flots de plaisirs il faut que je me noie, Au sein des voluptés que j'étreigne la joie, Car demain — plus d'amour ! ”
