Édouard L'Hôte, Les primevères : poésies (1834)
“ Le peuple à ce signal, comme un flot sur la grève, Houle et gronde, et dit en passant: « Liberté ! » Dans leurs mains s'agite un cimeterre : «Vivre libres, sinon mourir ! » Sur ces rouges sillons, innocent prolétaire, Sème le grain pour te nourrir!- « Liberté ! » C'est un feu qui dévore le trône, Phénix renaissant tour-à-tour ! Hier eucor nous forgions le sceptre et la couronne Du roi qu'appelait notre amour! Hier brûlaient à ses pieds comme des parfums d'ambre Doux espoir d'un règne immortel ; Mais quand la foi s'éteint dans le cœur du Sicambre, De ses mains il brise l'autel! ”
