“ J’ai couché dans ce même lit la nuit de mon départ ! Quelle nuit de douleur et d’espoir, de regret et d’attente ! Comme elle pleurait, ma pauvre amie, ma douce Pauline, en m’embrassant sous cette cheminée où je sommeillais tout à l’heure sans savoir où j’étais ! Comme je pleurais, moi aussi, en écrivant sur le mur son nom au-dessous du mien, avec la date de notre séparation ! Pauvre Pauline ! quelle existence a été la sienne depuis ce temps-là ? L’existence d’une vieille fille de province ! Cela doit être affreux ! Elle si aimante, si supérieure à tout ce qui l’entourait ! ”
Pauline
Définition et enjeux
Pauline, connue historiquement sous le nom de Caecilia Paulina, fut l’épouse de l’empereur romain Maximin Ier le Thrace, vivant dans un contexte de crise impériale marqué par des invasions et des conflits internes. Son existence, peu documentée par les sources antiques, est reconstituée par des inscriptions et des monnaies, témoignant de sa divinisation posthume.
Dans la littérature, des auteurs comme Louis Dumur et George Sand ont exploré le personnage de Pauline, dépeignant une figure complexe, à la fois aimante et tragique, confrontée à des dilemmes moraux ou amoureux. Ces représentations, bien qu’imaginaires, révèlent une fascination durable pour son destin, tout en soulignant l’absence de traces directes de son rôle politique, restreint par les silences des chroniqueurs de l’époque.
Citations sur “Pauline”
Jacobus X, Le Marquis de Sade et son oeuvre devant la science médicale et la littérature moderne (1901)
“ Pauline est dans un désordre extrême , son fichu dérangé offre à ses regards passionnés le sein le plus beau , le plus blanc qu' on puisse imaginer . Ivre d' amour à l' aspect de tant de trésors , pour ainsi dire livrés à sa disposition , il n' est plus maître de lui-même ; ses lèvres brûlantes sont bientôt collées sur ce sein d' albâtre ; sa main s' égare , un doux frémissement s' empare de tout son corps . Pauline partage les transports de son amant , comme lui , elle éprouve la plus vive émotion , elle n' est plus maîtresse de ses sens , un feu brûlant circule dans ses veines . ”
Louis Dumur,
Pauline, ou la liberté de l'amour
“ Vous avez eu l'œuvre de joie, à moi l'œuvre de douleur.—Madame, murmura Pauline les dents serrées, venez-vous pour insulter celui qui m'a aimée? L'amour est l'œuvre de douleur aussi bien que l'œuvre de joie. Vous qui ne l'avez jamais aimé, vous n'avez rien à faire ici.—Et Dieu? fit Mme de Rocrange.—Dieu! repartit Pauline en accentuant avec désespoir les syllabes, on ne sait pas ce qu'il veut: lorsqu'on l'interroge, il ne répond que par le mystère. ”
