Alphonse Karr,
Une heure trop tard, par Alphonse Karr…
(1836)
“ L' air est tiède , les arbres sont couverts d' un feuillage tendre et encore transparent . L' herbe est verte et chatoyante comme du velours . Outre le parfum du chèvre-feuille suspendu aux arbres , outre l' odeur des violettes cachées sous l' herbe , on sent une odeur plus incertaine et qu' on ne saurait définir , c' est celle du jeune feuillage . Maurice est couché sur la mousse semée de violettes , sous les grands châtaigniers , dont le soleil , qui se lève , colore le tronc brun — à quelques pas de lui , jouent dans l' herbe la fille d' Hélène et celle de Pauline . ”
