Charles Diguet,
Moi et l'autre
(1880)
“ Un nuage voila son front. – Jacques, reprit-elle avec un reste d'affection, vous n'avez jamais cru que je voulusse cela ? dites, répondez ! O mon Dieu, de grâce, mon malheur n'est-il pas assez grand ? Un torrent de larmes inonda son visage ! Certes, l'amour n'était point mort en elle. Bizarrerie ! J'étais venu humble, résolu, parce qu'il le fallait ; j'avais fait une action d'homme, comprimant l'indicible tendresse de mon coeur, prêt encore cependant à tomber à ses genoux, à oublier mes tortures pour lui dire : je t'adore ! ”
