Charles Diguet

Charles Diguet

Résumé

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Moi et l'autre (1880)

Un nuage voila son front.
– Jacques, reprit-elle avec un reste d'affection, vous n'avez jamais cru que je voulusse cela ? dites, répondez ! O mon Dieu, de grâce, mon malheur n'est-il pas assez grand ?
Un torrent de larmes inonda son visage ! Certes, l'amour n'était point mort en elle. Bizarrerie ! J'étais venu humble, résolu, parce qu'il le fallait ; j'avais fait une action d'homme,
comprimant l'indicible tendresse de mon coeur, prêt encore cependant à tomber à ses genoux, à oublier mes tortures pour lui dire : je t'adore !
Source : Gallica

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Moi et l'autre (1880)

Que cette jeune femme, veuve presque avant d'avoir aimé, regarde comme un mauvais rêve tout ce qui s'est passé. La vie promet d'être longue pour elle. Son coeur s'ouvrira encore à l'amour. Qu'elle le laisse parler ce coeur ; c'est le voeu le plus cher de celui qu'une fatalité semblait devoir unir à sa destinée. Ce dernier et le plus cher désir est comme la volonté dernière de celui qui s'en va. Un ami, celui qui
lui remettra cette lettre, le confident de toutes ses tortures morales et physiques, se joindra à elle pour, s'il le peut, refaire une nouvelle vie à la pauvre âme endolorie.
Source : Gallica

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Moi et l'autre (1880)

Je désire du plus profond de mon âme, qu'elle m'aime, et si elle arrive à m'aimer, que deviendrai-je ? Car cet amour sera pour l'autre, le nouveau venu, et non pas pour moi ! Comment moi, affolé par elle, supporterais-je
l'explosion de cet amour que je sollicite quand, revenu à moi, je me dirai : ces aspirations sont pour le masque que tu as pris, mais non pour toi. Toi tu es mort ! celui qu'elle aime sera l'autre !
Non ! tout cela est de la folie d'un coeur épris qui cherche à se torturer lui-même ! que me fait le passé pourvu qu'elle m'aime !
Source : Gallica

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