Auguste Vermorel,
Les Amours vulgaires, par A. Vermorel
(1863)
“ Gaston subissait une violente crise intérieure ; le vrai est qu'il n'aimait plus Célia; l'amour le plus robuste ne peut supporter un aussi complet, aussi rapide désenchantement. De l'ange des pures amours à la courtisane vile, il y a cette immensité que là foi aveugle même ne peut franchir d'un seul saut. Mais Gaston était loin de reconnaître son état, ce que Tricoche eût appelé sa guérison. Son imagination travaillait et le bourrelâit ; il souffrait toutes les tortures d'un amant malheureux et délicat qui n'impute qu'à lui seul tous les torts. ”
