Résumé

Antoine Dilmans Bianca Teobaldi, moeurs italiennes… (1842)

Il n'y a que le Nord où l'on se batte sans colère, sans haine et sans jalousie, pour satisfaire à un préjugé qu'on méprise mais qu'on veut respecter, afin de ne pas s'exposer à un opprobre qui rendrait la vie pire que la mort.
Qu'on rie tant qu'on voudra de l'Italie, moi j'aime ceux qui mangent quand ils ont faim, j'aime l'homme qui reste homme et n'obéit qu'à lui-même; j'aime l'être libre qui ne reconnaît pour souverains que ses passions, se précipite vers le danger la tête baissée, quand la colère l'emporte, et s'enfuit devant la mort quand il n'a rien à aller chercher dans sa gueule.
Source : Gallica

Antoine Dilmans Bianca Teobaldi, moeurs italiennes… (1842)

C'est mon mari ! elle avait raison, elle connaissait le coeur comme Dieu lui-même. La jalousie n'est rien que de la vanité, nous ne pardonnons pas à notre maîtresse de se donner à un autre, parce que quand une femme se donne c'est qu'elle aime ; quand même elle n'aimerait pas suivant le symbole des romans, elle a frémi de bonheur dans les bras de notre rival, et pendant cet instant elle a été à lui toute entière, elle a sacrifié l'Univers tout entier sur son autel ; son coeur, ne fût-ce qu'une seconde, s'est écrié avec toutes ses voix : tu es mon Dieu
Source : Gallica

Antoine Dilmans Bianca Teobaldi, moeurs italiennes… (1842)

Mais en Italie, au moins si la femme est vile envers son mari, elle se relève par l'amour. Que les moralistes l'accusent tant qu'il leur plaira de fouler aux pieds ses devoirs envers la société, ils ne pourront s'empêcher d'avouer qu'elle ne trahit pas ses devoirs d'amante : l'amour est encore une dette sacrée, un autel sur lequel on ne fait pas de faux serments, une religion dont on sait être martyr. L'Italienne n'a pas encore appris l'art de se jouer d'un coeur le plus coquettement du monde, comme le chat s'amuse à faire souffrir la souris.
Source : Gallica

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