Charles Diguet

Charles Diguet

Résumé

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Les amours de la duchesse (1866)

Adrienne ne riait plus ; elle le regardait ; elle voulut répondre.
— Ah ! je vous en conjure, madame, ne parlez pas encore; votre démarche l'autre jour, celle d'aujourd'hui, m'ont fait croire, non pas que vous m'aimiez, je n'osais l'espérer; mais que vous avez vu que je vous aimais; je vous en conjure, ne vous jouez plus de moi. Si je me suis trompé, si je n'ai vu qu'un caprice, dites-le; détruisez brutalement mon illusion ; mais séparons-nous. J'aurai fait un beau rêve, voilà tout. Le réveil sera seul pour moi.
Dans le monde, vous autres grandes dames, vous jouez avec le coeur
Source : Gallica

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Les amours de la duchesse (1866)

Au bal, Adrienne fut plus séduisante que jamais. Le médecin qui était là prit Gaston à part : faites, lui dit-il, qu'elle ne se fatigue pas trop, la journée d'aujourd'hui pourrait bien la tuer. Et il conta à d'Erfuth tout ce qui était arrivé. Quant à la duchesse, peut-être jamais elle n'avait été si gaie; elle avait un mot aimable pour chacun. Le duc trouvait sa femme ravissante. Vers le milieu du bal, madame la baronne de Neiburg fit son entrée.
Source : Gallica

Portrait de Charles Diguet Charles Diguet Les amours de la duchesse (1866)

Les Taillecousse tiraient leur nom du comté de Taillecousse occupé par Fabrice Colone avant le départ de Rome pour la Sicile, du roi de France qui venait de se réconcilier avec le pape.
En épousant le duc, Adrienne avait renoncé au mariage de passion qu'elle était en droit d'attendre à son âge, belle et titrée. Au reste, elle n'avait pas compris la grandeur du sacrifice. Une envie effrénée de liberté lui avait fait vaincre la répugnance de s'unir à un vieillard dont elle connaissait le caractère tolérant.
Source : Gallica

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