Charles Diguet,
Les amours de la duchesse
(1866)
“ Adrienne ne riait plus ; elle le regardait ; elle voulut répondre. — Ah ! je vous en conjure, madame, ne parlez pas encore; votre démarche l'autre jour, celle d'aujourd'hui, m'ont fait croire, non pas que vous m'aimiez, je n'osais l'espérer; mais que vous avez vu que je vous aimais; je vous en conjure, ne vous jouez plus de moi. Si je me suis trompé, si je n'ai vu qu'un caprice, dites-le; détruisez brutalement mon illusion ; mais séparons-nous. J'aurai fait un beau rêve, voilà tout. Le réveil sera seul pour moi. Dans le monde, vous autres grandes dames, vous jouez avec le coeur ”
