Pierre de Lano

Pierre de Lano

Résumé

Portrait de Pierre de Lano Pierre de Lano Carnet d'une femme

Elle est comme la grand'route de la possession, en effet, et il est nécessaire que tout, en elle, arrête le regard de l'homme.—L'homme, en amour, est comme un promeneur qui s'en va, un peu à l'aventure, admirant des paysages—ici, une vallée, là une colline. Plus la route est riante, plus il s'attarde à la parcourir. Or, la jambe de la femme est assez comparable à cette route. Selon qu'elle caressera l'œil de l'amant, la possession—c'est-à-dire le repos, l'arrivée du voyageur, seront plus ou moins délicieux.
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre de Lano Pierre de Lano Carnet d'une femme

L'amant la franchit avec son âme et avec son corps, et c'est sur son seuil, c'est sous son portique rose, qu'il sent, qu'il devine les joies qui lui vont être offertes.—Sa matérialité même, la saveur qui s'en échappe, le saisissent et le retiennent, dans le mélange d'un souffle désormais unique, dans la communion invisible d'une tendresse, et il lui semble qu'il voit l'âme et le désir de sa maîtresse, comme si ses lèvres avaient un regard.—La bouche de la femme a des mœurs vagabondes aussi.
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre de Lano Pierre de Lano Carnet d'une femme

Il y a, pour la femme, de l'Inconnu, dans le vocabulaire dont je m'entretiens—un Inconnu qui dérange son éducation, ses mœurs, l'ordinaire train de son existence—un Inconnu qui jette l'effroi en son âme, qui met un frisson en sa chair; et c'est cet Inconnu qui la trouble, dans son mystère même brutal, qui l'indigne peut-être lorsqu'elle en évoque la sensation, mais qu'elle souhaite comme un auxiliaire de sa joie, lorsqu'elle revoit l'amant. La volupté naît, chez la femme, de mille sentiments, de mille sensations divers qu'elle-même aurait beaucoup de peine à démêler.
Source : Gutenberg

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