Claude Anet

Claude Anet

Résumé

Portrait de Claude Anet Claude Anet Notes sur l'Amour (1908)

Mais avant d’aller plus loin, il convient de dire le charme des moments passés à la recherche de celle qu’on aimera.
C’est une heure exquise, celle qui précède l’amour. On sent frémir en soi d’ardeur et d’impatience le jeune dieu enchaîné. L’attente est une fièvre délicieuse... L’univers est ouvert devant vous. Ses trésors sont là. L’amour d’une femme vous donnera l’empire du monde... Une inconnue passe... Est-ce elle, enfin ?... De quels yeux suprêmes vous la regardez ! Les mots qui vous montent aux lèvres viennent du profond de l’être.
Source : Gutenberg

Portrait de Claude Anet Claude Anet Notes sur l'Amour (1908)

Ils ont des poitrines profondes et bombées, des épaules larges, des reins creusés, des jambes et des bras musclés sans l’ombre de graisse.
Mais la femme de quarante-cinq ans, où est-elle celle qui supportera cette épreuve ?
Par où la femme l’emporte-t-elle sur l’homme ?
Dans l’ensemble, il n’y a qu’un moment où la femme est plus belle que l’homme : c’est dans le désir.
Chez elle, il reste tout intérieur, ne se traduit que par les inflexions du corps, le ventre tendu, les reins cambrés, les seins dressés.
L’art nous a cent fois représenté la femme nue dans le désir.
Source : Gutenberg

Portrait de Claude Anet Claude Anet Notes sur l'Amour (1908)

On comprend qu’une femme se refuse à choisir un amant par intérêt. Mais une fois qu’elle a cédé à l’amour et qu’elle a tant fait que de se donner, tout ne devient-il pas commun entre elle et lui ?
On trouve chez beaucoup de femmes, délicates à l’extrême en matière de sentiment, l’idée qu’il serait délicieux de venir en aide à leur amant. Rendre un service réel à celui qu’on adore, savoir qu’il tient de vos mains le nécessaire et le superflu, son plaisir et son luxe, qu’il n’est pas un objet qu’il touche qui ne vienne de vous, mais c’est la joie suprême.
Source : Gutenberg

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