Natalie Clifford Barney

Natalie Clifford Barney

Résumé

Portrait de Natalie Clifford Barney Natalie Clifford Barney Pensées d'une amazone

C'est l'amour de l'impossible qui créa l'amour.
L'amour, et ses heures de génie.
Son plaisir, cette chute en hauteur.
Cette meilleure gloire: être ambitieux pour sa joie.
Jaloux pourtant, lorsqu'elle nous quitte pour la joie, pour la joie que nous lui donnons.
Ecrire un tel rythme du sang?
Sentir à travers son parfum, son odeur.
Leurs bras tordus au-dessus de leurs têtes comme deux Victoires.
Touchées par le feu...
L'ardeur des femmes en amour, la belle cohérence de leur corps...
Ceux qui ne mettent pas leur âme dans leur chair sont indignes de la vie.
Source : Gutenberg

Portrait de Natalie Clifford Barney Natalie Clifford Barney Pensées d'une amazone

L'amour, cette gloire personnelle.
Aimer, c'est jouer juste pour l'autre.
Être une amoureuse, c'est avoir du génie, du génie où il en faut.
Et comment ne pas aimer l'amour qui, chaque jour, nous laisse insatisfaits?
Éros, ce dieu d'intérieur.
... Et ses serviteurs désabillés.
La Beauté enfanta l'Amour, mais elle en accoucha trop tôt afin de ne pas se rider le ventre.
Quel cœur lourd nous donnent leurs amours légères!
Amour: église pour deux—où nous restons seul.
Que n'y a-t-il des archanges dans la vie? A certaines heures, un archange seul comprendrait notre amour.
Source : Gutenberg

Portrait de Natalie Clifford Barney Natalie Clifford Barney Pensées d'une amazone

Il y a des amoureux de l'amour d'autrui, des amoureux d'autrui, d'eux-mêmes, contre autrui, contre eux-mêmes. Les plus zélés sont peut-être ces derniers, que ne feraient-ils pour leur anéantissement? Ils y mettent de l'amour,—tout leur amour.
Si c'est à autrui que nous devons parfois un mauvais état de santé, nous nous devons du moins à nous-mêmes de nous améliorer dans le sens qui nous convient. Nous sommes responsables de nous-mêmes, nous nous vivons. Nous pouvons, soit échapper à la vie par le suicide, ou nous guérir, ou nous adonner à l'inertie, choix que fait plus souvent le malade.
Source : Gutenberg

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