Résumé

X L'amour saphique à travers les âges et les êtres… (1906)

Mme V. était venue, comme beaucoup de femmes, à l'amour saphique, moins par goût de la femme de préférence à l'homme, que par suite de sa honte à avouer ses désirs à un homme.
Toute sa vie, elle avait rêvé d'être non seulement violentée par une main brutale, mais fouettée avec des verges sur la vulve. Jamais elle n'eut l'audace de laisser soupçonner son souhait à son mari. Elle se confia à une amie qui lui rendit ce service d'abord par complaisance, puis avec une joie intense, ce procédé ayant fait lever en elle une tendance au sadisme qu'elle satisfaisait en comblant sa compagne de bonheur.
Source : Gallica

X L'amour saphique à travers les âges et les êtres… (1906)

C'est en réalité une femme parfaitement normale, qui s'adresse au saphisme pour satisfaire des aspirations que l'amour ordinaire pourrait contenter. C'est la faute du mari ou de l'amant si elle cherche auprès d'une femme ce qu'il ne tient qu'à eux de lui donner.
Dire tout ce qui peut éloigner de l'homme une femme dont pourtant l'esprit aussi bien que le sexe réclament l'amour, c'est faire le procès de cent mille cas divers d'égoïsme, de sottise, de cruauté, de pédanterie, d'impuissance chez l'homme.
Source : Gallica

X L'amour saphique à travers les âges et les êtres… (1906)

D'ailleurs, jamais le désir de la sensation ne se lia en elle avec un élan de tendresse ; ses amies étaient tout juste pour elle ce qu'avaient été pour son enfance et sa première jeunesse la canule et le bâton à friser les boucles.
Et, bien qu'elle arrivât à goûter tous les raffinements de l'amour lesbien, sa préférence resta toujours à l'organe postiche, figuré par des objets divers, manié manuellement par l'amie, et introduit dans le vagin ou l'anus.
Jamais elle ne souffrit que ses amies, s'attachant le classique faux membre, la possédassent
avec un simulacre d'élan masculin.
Source : Gallica

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