Théophile Gautier,
Fusains et eaux-fortes
“ Le vaisseau, guidé par une intelligence et non par une machine, attendant comme une inspiration le souffle d’en haut pour partir ; le vaisseau, sous toutes ses voiles, fendant la mer comme un cygne gigantesque, et cousant à ses flancs polis un feston d’écume argentée, n’est-il pas la symbolisation parfaite de la poésie ? Le vaisseau a l’air d’un oiseau qui vole le bateau à vapeur, pataugeant dans l’eau avec ses palettes, a l’air d’un chien qui se noie ou d’un moulin emporté par une inondation. ”
