Edouard Corbière,
Les Aspirans de marine, volume 1
“ Surpris, déconcerté de cette immobilité étrange et du silence qu’il remarque, Mathias grimpe, avec la vivacité de l’éclair, l’escalier de tribord : son patron et ses dix-neuf hommes le suivent. Ils sont sur le pont du vaisseau ; et ce pont, encore ensanglanté, est désert ! Ils descendent et courent dans les batteries, et rien, personne dans ces batteries, rien que quelques cadavres qu’on n’a pas eu le temps de jeter à la mer. Ils visitent avec effroi le faux-pont, la cale y toutes les chambres... Personne ! des morts seulement, et pas une seule voix qui réponde à leurs voix inquiètes. ”
