Résumé

E. de Corgnac Histoire de la marine française… (1879)

Malgré le double combat qu'il vient de soutenir contre le Royal-Sovereign et le Belleisle, le Fougueux, digne émule du Redoutable, n'hésite point à aborder le Téméraire.
Mortellement blessé, l'intrépide capitaine, Baudouin, héros simple et modeste, dont la France a laissé périr le nom, et auquel l'Angleterre eût donné une tombe à Westminster,; Baudouin, de la dunette où il est tombé, anime encore son équipage; mais il retient en vain, par un suprême effort, la vie qui lui échappe. Il expire, trop heureux d'expirer avant
d'avoir vu son vaisseau au pouvoir de l'ennemi!
Source : Gallica

E. de Corgnac Histoire de la marine française… (1879)

La Vénus revire de bord dans le bossoir de tribord de l'anglais, passe par derrière et lui lâche sa volée de tribord; elle revire de nouveau dans son bossoir de bâbord, et le combat de très-près par tribord. La lutte continue ainsi pendant trois heures; les deux athlètes se disputant l'avantage du vent, où se trouve le mouillage de Saint-Denis, que l'ennemi cherche à atteindre. On dirait deux lions rugissants, dont l'un mord et se défend, en fuyant son agresseur plus acharné, qui tourne et retourne sans cesse autour de lui, l'étreint, le déchire de ses dents meurtrières.
Source : Gallica

E. de Corgnac Histoire de la marine française… (1879)

Ce fut la première victoire remportée à l'arrière-garde. Les Anglais avaient rencontré dans cette partie de la ligne une résistance inattendue. Isolé au milieu des vaisseaux français, le Belleisle, après avoir repoussé le Fougueux, supportait depuis une heure le feu de l'Achille, de l'Aigle, et du Neptune. Démâté de ses trois basmâts, et comme enseveli sous cet amas de voiles et de cordages, ce vaisseau anglais garde encore ses couleurs au tronçon de son mât d'artimon. Il essuie nos volées sans pouvoir y répondre; mais bientôt les secours lui arrivent de toutes parts.
Source : Gallica

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