Résumé

Édouard Chevalier Histoire de la marine française sous la Première République… (1886)

Une fois entré dans la Méditerranée, l'amiral français n'osa pas s'aventurer très loin, sachant que, le premier moment de surprise passé, les Anglais le poursuivraient avec des forces supérieures. Lorsqu'il eut opéré sa jonction avec l'amiral Mazzaredo, il alla à Cadix et de là à Brest, emmenant, dans ce port, l'escadre espagnole comme gage d'une alliance en ce moment très chancelante. Ce fut l'unique résultat de cette campagne. On ne peut, en effet, se faire illusion sur l'étendue des services que rendit la flotte de l'amiral Bruix,
en restant quelques jours sur la côte d'Italie.
Source : Gallica

Édouard Chevalier Histoire de la marine française sous la Première République… (1886)

Ils savaient que, pour se battre, il faut des vaisseaux en bon état, des matelots capables, des canonniers habiles et des états-majors habitués à l'ordre, aux dispositions militaires et aux manœuvres d'escadre. Ces éléments, sans lesquels on ne peut mener à bien aucune opération militaire, nous ne les possédions pas. Il était heureux que les circonstances n'eussent pas permis à l'amiral Hotham d'attaquer l'escadre française avec toutes ses forces. Dans un engagement général, nous aurions couru le risque d'être détruits. L'amiral Hotham avait montré une extrême circonspection.
Source : Gallica

Édouard Chevalier Histoire de la marine française sous la Première République… (1886)

« Je vous déclare, mon cher général, en marin qui connaît toutes les chances des combats et de l'élément de la mer, en ministre juste et loyal, qu'aucun malheur ne vous sera imputé puisque l'audace et le zèle auront toujours cherché à les prévenir et que je me rends responsable de tous les accidents, comme je vous réserve exclusivement toute la gloire de la réussite. » Le ministre chargea Morard de Galle de désigner son successeur comme commandant des armes à Brest. Il lui donna la liberté de conserver ou de remplacer les officiers généraux et les capitaines qui servaient dans son escadre.
Source : Gallica

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