Résumé

Léon Guérin Histoire maritime de France. Marine contemporaine de 1784 à 1848 (1843-1848)

Dans cette lutte impitoyable et souvent aveugle entre le passé et le présent, l'honneur français cherche un refuge dans les camps : il y rencontre la gloire, et la patrie en deuil va s'abriter sous leurs ailes. Mais si l'héroïsme français ne se fit pas moins voir sur la flotte que dans les camps, il n'en fut pas de même du génie des combats qui, sur terre, pouvait naître et s'élancer pour ainsi dire d'un seul jet, tandis que, sur mer, il ne pouvait procéder qu'en compagnie de l'expérience. Aussi le pavillon fut-il moins heureux que le drapeau.
Source : Gallica

Léon Guérin Histoire maritime de France. Marine contemporaine de 1784 à 1848 (1843-1848)

En faisant donner le nouveau pavillon à la marine, le rapporteur, Jean-Bon-Saint-André, s'écria : « Braves marins ! vous le défendrez : cloué à la poupe de vos vaisseaux 1, vous ne souffrirez jamais qu'il soit amené, et vous punirez de mort le lâche qui oserait en concevoir le dessein. Vous le recevrez des mains de la.
patrie; vous serez responsables envers elle du dépôt sacré qu'elle vous confie. Allez sur cet élément terrible, allez-y braver la foudre des tyrans; allez, ce signe vous assure la victoire; il est le présage de votre gloire et du triomphe de la République. »
Source : Gallica

Léon Guérin Histoire maritime de France. Marine contemporaine de 1784 à 1848 (1843-1848)

Qu'on s'imagine une flotte de bateaux plats portant une armée de débarquement, rencontrée en pleine mer, si tant est qu'elle résistât même à la pleine mer, par une escadre de vaisseaux de ligne; et qui ne voit à l'instant cette pitoyable flotte dispersée, effondrée, coulée avec tout ce qu'elle porte? En vain on objecterait que le feu de cinq cents
chaloupes canonnières égalait celui de vingt vaisseaux de cent canons.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature