Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Tel qu’échappé des antres édoniens, Borée déploie sur les mers de l’Attique ses bruyantes haleines ; au souffle des vents déchaînés, les flots tumultueux se précipitent vers le rivage, et les nuages amassés dans les creux s’enfuient et se dispersent : tel, aux approches de Turnus, au bruit de son char vagabond, tout plie, tout se renverse ; et les phalanges dispersées couvrent la plaine de leurs débris épars. Sa fougue emporte le héros ; et les vents, qu’il heurte en sa course, tourmentent sur sa tête son panache flottant. ”
