Simonne Ratel,
La Maison des Bories
“ Aujourd’hui, je ne monterai pas aux Bories. La journée est à moi, immense. Le monde vient à moi, j’éclate de plénitude. Et voilà que je prends le chemin des Bories. Mais je m’arrête au cinquième tournant, juste à la pointe extrême de l’ombre du sorbier dont les baies sont plus jaunes que les autres. Trois enjambées de plus et je verrais surgir la maison sur sa butte d’herbe et j’entendrais le vent courir sur le plateau. Mais je ne le veux pas. J’oblique à travers champs, suivant le plus long côté d’un triangle rectangle dont la maison serait le sommet. ”
