Résumé

Albert Bordeaux Rhodésie et Transvaal, impressions de voyage (1898)

Le jour même, en plein soleil, cette campagne ondulée et sans arbres fait l'effet morne d'un paysage lunaire. Si les habitants de la lune regardent dans leurs télescopes ce côté-ci de la terre, le Transvaal, il doit leur faire aussi l'effet d'appartenir à un corps mort et d'être inhabitable. Et c'est justement une des rares régions de la terre qu'ils peuvent voir à peu près constamment, il n'y a jamais de nuages, le soleil y verse impitoyablement ses torrents de lumière : on en est à regretter les neiges d'hiver et les longues pluies qui rafraîchissent.
Source : Gallica

Albert Bordeaux Rhodésie et Transvaal, impressions de voyage (1898)

On gravit la montagne dans des gorges où croissent des bouquets d'arbres, des euphorbes et des cactus, jusqu'à une certaine hauteur, puis on émerge de ces fonds obscurs pour s'élever bientôt en pleine lumière en contournant des coteaux arrondis, couverts d'herbe, en forte pente. Alors c'est un délice de sentir la brise qui souffle constamment, de voir de plus en plus loin les alignements de montagnes, dans tous les sens, former un véritable chaos, et, d'un autre côté, la vallée de de Kaap s'enfoncer dans la lumière dorée, et ses rivières serpenter comme des bandes d'argent.
Source : Gallica

Albert Bordeaux Rhodésie et Transvaal, impressions de voyage (1898)

Le soleil devient ardent, mais la marche du train en tempère l'ardeur par le courant d'air qu'il produit, et d'ailleurs on est fort à l'aise dans le wagon long et étroit, sur les banquettes cannées qui se font vis-à-vis en face du paysage, ou sur les plates-formes. La voie n'a que deux pieds de large, on traverse la plaine à la vitesse de vingt kilomètres à l'heure, et l'on a tout le temps de jouir commodément de ce paysage tropical.
Source : Gallica

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