Résumé

Ernst von Weber Quatre ans au pays des Boers, 1871-1875… (1882)

Old De Beers, situé à une demi-heure de Dutoitspan et à vingt minutes de Kimberley, était, des trois diggings secs, celui qui occupait le plus beau site. L'inondation causée par les pluies estivales lui avait donné un aspect tout alpestre. Deux lacs profonds s'y étaient formés, qu'encadraient de toutes parts des falaises à pic, et que séparait l'un de l'autre un pont de rocher romantique. Superbe était la vue dont on jouissait, au soleil couchant, du haut de la marge circulaire des débris extraits de la kopje, sur Kimberley et le camp
ombreux des villas et des tentes éparses de De Beers.
Source : Gallica

Ernst von Weber Quatre ans au pays des Boers, 1871-1875… (1882)

Toute l'Afrique australe, effectivement, était pour l'heure en proie à la fièvre de l'or comme quatre années auparavant elle l'avait été à celle du diamant. Des milliers et des milliers de gens désertaient les villes et les fermes du Cap, de Natal, du Griqualand et de l'État libre, pour gagner l'Eldorado fabuleux, où tout le sol, jusqu'à quatre pieds de profondeur, présentait de l'or en poudre et en lingot.
Source : Gallica

Ernst von Weber Quatre ans au pays des Boers, 1871-1875… (1882)

Des plumes d'autruche flottent à leur chapeau, et leur rêve se trouve accompli : ils ont de l'argent et un fusil.
Avec cette arme, avec cet argent, fruit de leur travail, sans compter le produit des diamants volés, ils regagnent allègrement leur kraal d'origine, y achètent une femme; quelques vaches, et, de leur vie, ne remuent plus un doigt. Les femmes ne sont-elles pas là pour vaquer aux soins de la maison et à la culture? Quoi d'étonnant si l'arrivée d'un de ces millionnaires au village y détermine aussitôt une nouvelle émigration de la jeunesse vers le Griqualand!
Source : Gallica

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