Georges Saint-Yves

Résumé

Georges Saint-Yves Les Libres Burghers (1901)

Toujours la pêche à la ligne, ce cher Corcoran! quelle philosophie!
quelle force de caractère ! Vous me rappelez Épictète, lui dit M. de Villiers.
— Épictète?. Ah! oui, cet esclave auquel son maître triturait la jambe ou le bras un peu violemment, tout comme notre ami Van der Boom, histoire de faire une expérience chirurgicale. Vous ne vous doutez pas des émotions poignantes, des angoisses, des joies par lesquelles passe un pêcheur à la ligne. La vie est suspendue à ce petit bouchon; le cœur bat dès qu'il s'agite. Mordra-t-il? ne mordra-t-il pas? Cela mord! Ouf! et je tire mon filin.
Source : Gallica

Georges Saint-Yves Les Libres Burghers (1901)

Sans ce brave Jacquot Pétrin, dit M. de Villiers en serrant chaleureusement la main au serviteur de Corcoran, je crois bien que je finissais mes jours ici sans gloire et sans profit, assassiné par ces misérables.
— Mais que s'est-il donc passé entre vous et le Black Moon à la face lugubre et à la silhouette de don Quichotte? demande Corcoran. Je croyais cet individu un grotesque et un inutile, mais non un assassin.
Source : Gallica

Georges Saint-Yves Les Libres Burghers (1901)

Il est évident qu'ils cherchent à atteindre les éboulis de la base du kopje.
La ferme est silencieuse; rien ne bouge derrière ses murs blancs; on pourrait croire que l'unique coup de feu d'Hendrick Retief a épuisé les forces de la défense. Les neuf Anglais qui survivent, plus rassurés, approchent de flanc à la file indienne. Quand ils sont à une portée suffisante, ils s'arrêtent et commencent nerveusement un tir à répétition. Les balles se suivent avec une vitesse vertigineuse; elles rebondissent contre les murs, et on dirait autant de claquements des grands fouets des Boers.
Source : Gallica

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