Résumé

Léo Dex Un héros de treize ans : épisode de la guerre du Transvaal (1902)

Nous voici seuls : deux hommes et un enfant en face de milliers d'Anglais qui demain peut-être nous cerneront, et je tremble en pensant à toi, mon cher compagnon, à ce Jan, cet enfant que j'aime comme un fils maintenant, à ces jeunes filles, ces deux charmantes Eland et Bless qui dorment là tranquilles, confiantes en notre illusoire protection.
— Ah! pour le coup, ceci est trop fort, s'écria Le Léger. Voici qu'Hartrem, le placide Hartrem au coeur si vaillant a peur, par ma foi, je crois; oui, a peur! Hartrem a peur!
Source : Gallica

Léo Dex Un héros de treize ans : épisode de la guerre du Transvaal (1902)

Jan combattait entre les deux amis, et pour la première fois courait en leur compagnie un danger certain; une balle pouvait à tout instant l'atteindre et le blesser peut-être mortellement.
Le Léger, insouciant du péril pour les autres comme pour lui-même, n'y songeait point; Hartrem, par contre, ressentait une émotion singulière, inconnue jusqu'alors à son coeur vaillant; il avait peur pour Jan et aussi, bien qu'elles fussent parfaitement abritées, pour ces jeunes filles à la grâce si attachante, les cousines de Jan, qui avaient voulu les suivre sur le sommet de ce périlleux Spion Kop.
Source : Gallica

Léo Dex Un héros de treize ans : épisode de la guerre du Transvaal (1902)

« Oh! mademoiselle Bless! » murmura le géant un peu vexé de se voir prêter semblable intention.
Le Léger se mit à rire.
« Allons, Hartrem, ne t'émeus point d'une plaisanterie de jeune fille, dit-il, Bless sait fort bien que tu pèses tout près de trois cents et qu'il te faut des relais si tu ne veux pas arriver à l'étape avec une monture fourbue. L'ami Hartrem changera de cheval tous les quatre ou cinq milles, de cette façon nous parviendrons à Pretoria sans avoir éreinté nos bêtes.
— Ah! parfaitement, répondit la jeune fille, pardonnez-moi, M. Hartrem. »
Source : Gallica

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