“ Voyez ! dit Jan van Staden du haut des rochers qui commandaient la route, à son commando dans l’expectative. Il tourne comme une roue bien graissée. Eux regardent où ils n’ont que faire de regarder, sauf ici où ils devraient regarder des deux côtés, ils regardent notre retraite — droit devant eux. ”
Commando
Définition et enjeux
Citations sur le commando
Jean Mauclère, Paré ?... Feu ! (1947)
“ On désigne sous le nom de « Commandos » d'un terme nouveau qui a fait fortune dans cette guerre, une unité spécialement constituée en vue de prendre pied sur la terre ferme, au début d'une opération de débarquement, et qui, s'accrochant au sol, quels que puissent être les obstacles rencontrés, se montre capable de se maintenir au contact de l'ennemi, au moins jusqu'à ce que soit acquise l'inviolabilité de la tête de pont. Après quoi, les commandos peuvent être appelés à soutenir des éléments de l'armée de terre. ”
Dan Dastier, Stade zéro (1980)
“ Un des chefs de commando du groupe sept. — Pas le temps de vous expliquer, Olag, répondit Rol. D'ailleurs, nous n'en savons rien. Il n'y a plus de Conseil Suprême. Ses membres semblent s'être autodétruits quand nos hommes ont envahi la forteresse souterraine. Quelle est la situation générale ? — Catastrophique ! Mes hommes essaient de comprendre ce qui se passe. On ne peut pas compter sur les Technos. Ils sont complètement dépassés par les événements. La plupart se sont enfuis dès les premières secousses. On dirait que tout se détraque à une vitesse incroyable. ”
Annuaire de la société d'histoire et d'archéologie Wickram de Turckheim (1996)
“ Le Commando de la mort se transforma tout simplement en troupe anonyme démunie de son insigne. Et ma mère de demander au "Feldwebel" le pourquoi? "C'est la fin, dit-il, je préférerais rester chez vous et me rendre". Ce jour-là, il m'a fait faire un tour sur sa grosse moto d'agent de liaison, et après une virée à Ingersheim et Wintzenheim, il me déposa devant la gare de Turckheim, m'embrassa, les yeux humides, enjamba sa monture et partit; on ne l'a plus revu. Notre cour se vida, d'ailleurs tout le Pflanzer. ”
Cowper Rose, Esquisses africaines, par Cowper Rose… (1832)
“ Les fautes étaient individuelles, la punition était générale ; le devoir du commando était de détruire, de brûler les habitations, d'enlever les bestiaux, et il s'en acquittait à merveille. En pareil cas, il est peu surprenant qu'il y ait eu des actes de soudaine et cruelle vengeance : il l'est bien davantage que ces actes n'aient pas été plus fréquens dans un pays où ils sont si aisés à commettre. Le hallier épais peut servir à cacher une embuscade, et le corps, une fois traîné dans les buissons pour 80 être mangé des loups, toutes les traces du crime disparaissent. ”
Clarisse Nicoïdski, Guerres civiles (1991)
“ La montagne est vivante et menace et pourtant se contient. La fibre en est douce et usée. La veinule gonflée a tout brouillé sur la carte à souvenir. On n'a presque pas perdu de sang, par comparaison avec l'hémorragie alentour. Et malgré le donneur. On ne savait pas de quoi on était coupable, mais on l'était. On en était sûr. Dans ces cas-là, mieux vaut ne pas demander son reste. Un commando de rongeurs se tenait des heures durant devant la porte de la maison pour grignoter les murs, les tables, la table de coupe, particulièrement belle et large, les vêtements, et puis à la longue les corps. ”
Wilhelm Friedrich Rüstow, Tactique générale avec des exemples à l'appui… (1872)
“ En effet, ils enlèvent aux commandants de corps d'armée ou de division une partie de leur responsabilité; ils dissipent l'indécision du premier moment, et donnent plus de hardiesse et d'énergie dans l'action; ils permettent au général en chef de se faire une idée assez exacte de la situation sur tel ou tel point du théâtre de la guerre ou du champ de bataille, au moyen de rapports succincts de ses lieutenants, de s'entendre rapidement avec eux, et de donner ses ordres avec certitude. ”
Edouard Corbière,
Les Aspirans de marine, volume 1
“ Que ce commandant crie à son équipage : Branle-bas général de combat ! et en un clin d’œil vous verrez tous ces groupes oisifs et tumultueux se ranger en ordre et en silence, le long de ces canons devenus mobiles, voltiger sur ces vergues suspendues, orienter comme par enchantement ces voiles immenses, et attendre, avec le sang-froid héroïque du courage qui sait obéir, le signal du combat et le moment d’aller à la mort. ”
José Ray, Les étapes de la délivrance : à mes compagnons d'armes (1918)
“ Le jour suivant, repos, la concentration des armées continuant à s'opérer avec méthode ; cantonnés avec l'avant-garde de la division, nous sommes les invités du commandant B., le plus aimable convive qui soit. Le repas est copieux, les vins exquis, la gaieté règne ; on se croirait à cent lieues de la guerre. Le temps est splendide ; sous le chaud soleil, les compagnies d'infanterie s'en vont à la manœuvre avec un peloton de l'escadron ; les autres cavaliers lavent les effets, astiquent les armes et pansent les chevaux. ”
Jules Moret, Siège de Paris. La Garde nationale aux avant-postes… (1873)
“ Chez d'autres nations, au contraire, le commandement est encore l'apanage de certaines classes. Le devoir militaire s'y accomplit servilement, et les corvées y ont quelque chose d'odieux. L'esprit s'insurge avec énergie contre une telle sujétion qui ravale la dignité humaine, froisse la raison et méconnaît l'égalité. + ♦ * Après l'appel, le capitaine conduisit la compagnie au-dessus d'une grande carrière abandonnée, sur un sol pierreux et accidenté, et commanda l'école des tirailleurs, exercice pour lequel le bataillon manifestait une prédilection particulière. ”
H. Garnier, Six semaines dans un phare
“ À ce commandement, que suit un charivari infernal, le bastingage s’encombre de sacs et de hamacs destinés à amortir la mitraille, les coffres d’armes sont ouverts, les fanaux sourds éclairent la soute aux poudres, le chirurgien, notre cauchemar, prépare ses instruments de travail, les panneaux se ferment, les garde-feux, remplis de gargousses, arrivent à leurs pièces, les écouvillons et les refouloirs se rangent auprès des servants, les bailles de combat s’emplissent d’eau, les boute-feux s’allument. Chacun est à son poste de combat. ”
Christiaan Rudolf De Wet,
Trois ans de guerre
(1902)
“ Mais il faut se demander quelle est la situation des Républiques après deux ans de lutte. La conviction de Botha, fondée sur la correspondance échangée avec les différents commandos et sur ce qui a été dit dans cette assemblée, est que nous n'avons pas avancé d'un pas, mais que nous reculons. Dans les six derniers mois, notre situation a empiré, tandis que l'ennemi est plus que jamais à même de nous combattre. ”
Ernest Descoubès, Manuel des candidats aux grades d'officier de l'armée territoriale… (1874)
“ Le commandant, après avoir reconnu l'intérieur et l'extérieur de son poste, répartit le service et le terrain entre les officiers et les sous-officiers, forme une réserve et donne les instructions nécessaires pour tous les cas qu'on peut prévoir.Il suppose même une attaque, et dispose sa troupe pour la défense, afin de la préparer à soutenir un choc réel, soit de nuit, soit de jour. ”
Alexandre David, Le petit docteur Gall, ou L'art de connaître les hommes par la phrénologie d'après les systèmes de… (1859)
“ Ils se connaissent tous entre eux; ils marchent par bandes, par pelotons; ils ont leurs éclaireurs, leurs boucs émissaires; ceux-ci vont reconnaître l'ennemi, sonder le terrain, et font leur rapport au général commandant, qui dirige alors les opérations de sa troupe d'après les renseignements qu'il a reçus. ”
Le cérémonial officiel ou Les honneurs… (1865)
“ Lorsque les généraux de division commandant une division territoriale, ou les préfets maritines, prennent possession de leur commandement, ou entrent pour la première fois dans une place qui en dépend, le commandant de place les reçoit à l'entrée. Les troupes, formées en bataille sur leur passage, portent les armes. Les tambours, clairons et trompettes battent ou sonnent le rappel. Les officiers supérieurs, seulement, saluent de l'épée ou du sabre. Ils ont une garde de cinquante hommes d'élite,commandés par un capitaine, fournissant deux sentinelles. ”
Grenest, L'Armée de l'Est : relation anecdotique de la campagne de 1870-1871… (1895)
“ Or, savoir commander ne consiste pas à crier d'une voix de stentor des par file à gauche et par file à droite, à jurer en tordant sa moustache devant un pauvre diable au port d'armes, à compter des boutons de guêtre dans une revue d'inspection, ou à galoper le sabre au poing devant le front d'un bataillon. ”
:Guy de Contenson, Chine et Extrême-Orient
“ Ayez, dit Sun-tse, les noms de tous les officiers, tant généraux que subalternes, inscrivez-les dans un catalogue à part, avec la note des talents et de la capacité de chacun d’eux, afin de pouvoir les employer avec avantage, lorsque l’occasion en sera venue. Faites en sorte que tous ceux que vous devez commander soient persuadés que votre principale attention est de les préserver de tout dommage. Les troupes que vous ferez avancer contre l’ennemi doivent être comme des pierres que vous lanceriez contre des œufs. ”
Ernest Descoubès, Manuel des candidats aux grades d'officier de l'armée territoriale… (1874)
“ Lorsque, par suite de l'emploi de toutes ses munitions, soit de guerre, soit de bouche, ou de la perte de la majeure partie de sa troupe, le commandant est dans l'impossibilité de prolonger sa défense, il encloue les canons et cherche à regagner l'armée en surprenant de nuit, ou en traversant de vive force les postes ennemis. ”
Abbé Ravailhe, Huit Jours à Paris en mai 1871… (1898)
“ Cent cinquante hommes, peut-être, étaient entrés à la fois. Il y en avait partout, qui avec des pioches, qui avec des leviers, qui avec des pelles, chacun avec des armes. L'escorte du commandant se composait d'une vingtaine d'individus, presque tous décorés des insignes d'officiers ou de sous-officiers. Pendant mon colloque avec le commandant, nos petits enfants et leurs mamans, également effrayés, s'étaient dispersés. ”
France. Marine, Consignes générales et particulières du port de Rochefort (1864)
“ Les sentinelles qui ne sont pas devant les armes arrêtent de même toute troupe passant à portée d'elles et font avancer son chef au ralliement. -Toutes les fois qu'une troupe sort des casernes pendant la 'nuit, l'officier qui la commande reçoit, par les soins du chef de corps, les mots d'ordre et de ralliement; la troupe marche sans bruit de caisse, de clairon, ou de trompette. ”
Sidney Rau, L'état militaire des principales puissances étrangères au printemps de 1883… (1883)
“ Pour ce qui est des armes spéciales, régiments de fusiliers, bataillons de chasseurs, cavalerie, artillerie, génie, etc., chacun des corps de troupe de ces armes tire ses recrues et ses réservistes de la totalité du territoire du corps d'armée dont il fait partie. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Commandement, en terme de Fortification, c’est une éminence ou une élevation de terre qui a la vue sur quelque poste ou sur quelque place forte. On distingue trois sortes de commandemens : 1° le commandement de front ; c’est une hauteur opposée à la face du poste, qu’elle bat par le front, voyez Front : 2° le commandement de revers, qui peut battre un poste ou une place par-derriere : 3° le commandement d’enfilade, ou le commandement de courtine ; c’est une hauteur qui peut battre d’un seul coup toute la longueur d’une ligne droite. ”
Henri de Garros, Souvenirs de la guerre franco-allemande… (1913)
“ Je ne puis transmettre vos amitiés verbalement à mes officiers, on me les a tous pris. Le Commandant applique dans le bataillon, les mêmes principes que le Ministre dans l'armée. — Quand il y a un trou dans les cadres, on puise à côté pour le boucher. ”
A. Des Roches, Garde nationale mobile de la Vienne… (1871)
“ Vous avez toujours vaillamment fait voire devoir, et cependant il est plus difficile et plus méritoire de bien faire un service d'avant-postes et de tranchées, où le danger est continuel, que de bien se conduire dans une grande bataille, où le bruit du canon et de la fusillade ne vous laissent pas même le temps de réfléchir. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Dans la guerre, parce que. les lignes de bataille condensées et relativement immobiles, que surveillait efficacement autrefois le cadre des officiers et des sous-officiers, sont remplacées, — en ce qui concerne l’infanterie spécialement, — par les lignes brisées, incessamment mobiles, trop souvent confuses, du combat moderne éparpillé où les sous-officiers, mêlés aux tirailleurs, ont un rôle individuel, même isolé, d’encouragement et de direction, qui est principal et que j’aurai l’occasion de définir avec plus de précision. ”
Ernest Descoubès, Manuel des candidats aux grades d'officier de l'armée territoriale… (1874)
“ Dans les postes avancés, une partie des hommes reste pendant toute la nuit sous les armes ou à cheval. Patrouilles, découvertes, rondes. 90. Le commandant d'une grand'garde règle le nombre, les heures et la marche des patrouilles et des rondes, selon là force de sa troupe et le besoin de multiplier les précautions; ce besoin résulte du plus ou moins de facilité pour arriver sur le poste et pour l'assaillir, de la proximité plus ou moins grande de l'ennemi, des dispositions des habitants à son égard, et de toutes les circonstances qui peuvent le rendre audacieux ou circonspect. ”
Infanterie de marine. Le 5e bataillon de marche… (1871)
“ Le bataillon devra toujours combattre isolément, vous êtes une troupe d'élite destinée à couvrir les flancs de l'armée, ou à éclairer sa marche en avant ; tous nos commandements se feront au sifflet et à voix basse. Tout homme qui abandonnera son sac, son arme., ou qui reculera devant l'ennemi, sera fusillé (1) . Nous coucherons toujours dans les champs ou dans les bois, nous n'aurons peut-être pas toujours les vivres sous la main, vos officiers partageront vos travaux, vos privations, vos dangers, vos fatigues. ”
Jérôme Hyacinthe Penhoat, Éléments de tactique navale (1879)
“ Une armée qui marche en retraite a son ordre particulier; celle qui poursuit l'ennemi, celle qui garde un passage, celle qui force un passage, celle qui est mouillée dans un port ou dans une rade, celle qui va insulter l'ennemi, toutes ces armées doivent être formées en ordres différents. ”
France. Etat-major des armées. Service historique, Les armées françaises dans la Grande guerre… (1931-1937)
“ J'appelle, en particulier, votre attention sur le second paragraphe : que le commandement mette tout en œuvre pour pouvoir appuyer son infanterie par le canon, mais que notre infanterie soit audacieuse avec ses propres moyens, ardente, sans regarder en arrière ; que les chefs, à tous les échelons, sachent faire preuve d'initiative et, sachant économiser leurs hommes et adopter les dispositifs les moins vulnérables, ne craignent pas d'oser, et de et risquer". ”
Antoine-Achille Henriot, Le Besme, chronique lorraine (1641-1645… (1850)
“ Que tous les officiers qui sont dans la place, de quelque qualité, condition et nature ils soient, sortiront de la ville leurs vie et bagues sauves avec liberté, armes, et bagages, la mèche allumée, balle en bouche, enseignes déployées, tambours battant, avec deux pièces de canon et de quoi tirer dix coups de canon. ”
Théophile Bonie, Cavalerie en campagne : tactique française (1888)
“ En résumé, l'action de la première ligne reste facile si l'on ramène son maniement à un seul ordre à recevoir et à une seule manière de l'exécuter. L'ordre à recevoir du commandant de la division est des plus simples à comprendre. Partez sur l'objectif que je vous montre; chargez à fond droit sur lui, sans vous préoccuper de vos flancs, et brisez l'obstacle; le reste me regarde. Plus simple encore est la manière d'exécuter l'ordre. Char- ger l'ennemi avec tout son monde, sans égrener aucune fraction pour répondre à des menaces. ”
Instruction sur l'action offensive des grandes unités dans la bataille… (1917)
“ Le Commandement assure leur liaison matérielle et morale : c'est la plus importante de ses attributions. 25. A. L'INFANTERIE, après que l'artillerie ou les chars d'assaut lui ont ouvert la voie, et sous le couvert des feux d'artillerie et de mitrailleuses, conquiert le terrain, l'occupe, le nettoie, l'organise et le conserve. Elle doit son concours aux armes qui travaillent à son profit, pour faciliter leurs installations, assurer leurs approvisionnements et aider à leurs déplacements. Elle est puissamment armée pour renverser avec son outillage ”
Antoine Rufin, Cours d'administration militaire en 15 leçons… (1877)
“ Les commandants de compagnie ou d'escadron peuvent, avec l'approbation du major, surseoir à la réparation des armes des hommes qui entrent dans une position d'absence, lorsqu'ils reconnaissent que ces armes, en raison de la nature des dégradations, sont susceptibles de faire, telles qu'elles sont, un bon service entre les mains des soldats à leur rentrée au corps. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Il a vu souvent le commandant W... en état d’ivresse, mais il est étonné de voir des hommes comme les accusés avoir à répondre à un fait de lâcheté. Le commandant lui-même fit le lendemain un acte des plus honorables : pensant que tout pouvait s’arranger, et pour faire cesser l’animosité contre lui, il prit le fusil d’un garde et marcha au milieu des gardes, renonçant à son grade. ”
