Résumé

Infanterie de marine. Le 5e bataillon de marche… (1871)

Le matin, la colonne s'ébranle, notre bataillon en tête, avec mission d'éclairerla marche ; nous faisons alors nous, le 5e bataillon, fonction de cavalerie et d'éclaireurs, grâce à notre pas allongé.
Nous traversons la Loire, le plus grand silence est recommandé ; nous prenons presque le pas gymnastique, tant l'impatience nous galope ; nous traversons Bonnie, Bray, nous arrivons à Bousy; nous voilà dans cette fameuse fôret d'Orléans, dont pas un de nos généraux n'a jamais connu, ne connaît et ne connaîtra pas les routes.
Source : Gallica

Infanterie de marine. Le 5e bataillon de marche… (1871)

De l'autre côté de la Loire, sur la grève et en face de nous, nous voyons le campement d'un bataillon du 3e et un du 4e d'infanterie de marine, il y a aussi un régiment de ligne, des zouaves et des tirailleurs algériens. Nous occupons notre temps à faire l'école de tirailleurs et à exécuter quelques promenades militaires pour accoutumer les hommes à la marche, au port du sac, et de tout l'attirail de campagne.
Le bataillon pousse une pointe jusqu'à Dampierre,
il y passe une nuit et revient le lendemain sans avoir vu l'ennemi.
Source : Gallica

Infanterie de marine. Le 5e bataillon de marche… (1871)

Le bataillon devra toujours combattre isolément,
vous êtes une troupe d'élite destinée à couvrir les flancs de l'armée, ou à éclairer sa marche en avant ; tous nos commandements se feront au sifflet et à voix basse. Tout homme qui abandonnera son sac, son arme., ou qui reculera devant l'ennemi, sera fusillé (1) . Nous coucherons toujours dans les champs ou dans les bois, nous n'aurons peut-être pas toujours les vivres sous la main, vos officiers partageront vos travaux, vos privations, vos dangers, vos fatigues.
Source : Gallica

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