Résumé

Eugène Lacroix L'infanterie de marine pendant la 2e invasion… (1879)

Des bandits en blouses blanches, le rebut de la police, crient : A Berlin, à Berlin, sur l'air des lampions.
Depuis deux jours la guerre est déclarée, mais déjà le désordre est partout et surtout dans l'intendance et dans l'armée. Je ne parle pas de la marine, nous connaissons tous le dicton : marine et confusion.
Un seul chemin de fer, celui de l'Est, qui, pour lui rendre justice, n'était pas des mieux organisé, sert au service des troupes.
Il n'y a effectivement sous les armes que la moitié des contingents, le reste n'existe que sur le papier
et sur les comptes du budget.
Source : Gallica

Eugène Lacroix L'infanterie de marine pendant la 2e invasion… (1879)

A une heure du matin, nous faisons halte; la Loire, dont nous sommes à deux lieues environ, nous sépare de l'ennemi ; les ponts sont coupés, et nous pouvons nous croire tranquilles.
On fait donc la soupe avec ce qui reste de pain, on grille le café, et un heureux hasard vient, par une aubaine inespérée, récompenser un peu nos peines et donner au bataillon un regain passager de philosophie et presque de gaieté ! ! !
Source : Gallica

Eugène Lacroix L'infanterie de marine pendant la 2e invasion… (1879)

De l'autre côté de la Loire, sur la grève et en face de nous, nous voyons le campement d'un bataillon du 3e et un du 4e d'infanterie de marine, il y a aussi un régiment de ligne, des zouaves et des tirailleurs algériens.
Nous occupons notre temps pendant environ quinze jours, à faire l'école de tirailleurs et à exécuter quelques promenades militaires pour accoutumer les hommes à la marche, au port du sac, et à tout l'attirail de campagne.
Le bataillon pousse une pointe jusqu'à Dampierre ; il y passe une nuit et revient le lendemain sans avoir vu l'ennemi.
Source : Gallica

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