Résumé

Joseph-Marie Pinelli Rapport adressé par le colonel du 71e régiment provisoire de la garde mobile de la Haute-Vienne au ministre de la guerre… (1871)

Si, au lieu de nous lancer au hasard sur toutes les routes du département du Loiret, on nous eût donné le temps de nous habiller, nous équiper, nous munir de tout ce dont nous avions besoin ; si on nous eût permis de nous instruire, nous discipliner, faire quelquefois des marches militaires, nous exercer au tir à la cible, il est évident qu'on aurait pu tirer de la mobile des résultats bien plus satisfaisants que ceux obtenus de ces jeunes gens pleins de patriotisme, remplis de bonne volonté, mais marchant à l'aventure et manquant presque de tout.
Source : Gallica

Joseph-Marie Pinelli Rapport adressé par le colonel du 71e régiment provisoire de la garde mobile de la Haute-Vienne au ministre de la guerre… (1871)

Oui, la guerre eût pu se continuer et tourner, à la destruction complète des armées allemandes, si chaque Français avait apporté à l'œuvre de la délivrance son concours le plus actif et le plus dévoué, et si on eût adopté, pour combattre l'ennemi, un système de guerre tout à fait opposé à celui qu'on a eu le malheur de s'entêter à suivre depuis que notre armée permanente avait été enlevée de différentes places fortes pour être transportée en Allemagne, où elle était retenue prisonnière.
Source : Gallica

Joseph-Marie Pinelli Rapport adressé par le colonel du 71e régiment provisoire de la garde mobile de la Haute-Vienne au ministre de la guerre… (1871)

Le 40e de marche se porta en avant, dans la direction de Meung, et un officier d'ordonnance vint m'apporter l'ordre de défendré la route de Josnes avec mon régiment, mais ayant soin d'ajouter que je ne resterais là que prouisoirement, et que je recevrais d'autres ordres dans un très bref délai. Je fis déployer mes deux bataillons parallèlement à la route de Josnes, ma droite appuyée à un mur de clôture, et je couvris mon front d'une ligne de tirailleurs : cela valait infiniment mieux que de présenter à l'ennemi un ordre profond donnant à son artillerie de si belles occasions de nous détruire.
Source : Gallica

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