Résumé

Portrait de Léon Pissot Léon Pissot Le 29e Régiment de mobiles (Maîne-et-Loire… (1873)

A deux heures de l'après-midi, elle formait les faisceaux en avant du village d'Henrichemont, sur le bord de la route de Bourges. Le général se décida à ne repartir que le lendemain.
Le 10 décembre, à quatre heures du matin, nous étions en rangs. L'histoire de cette journée est celle des jours précédents. Mêmes fatigues, même affaissement physique et moral, le degré seul est plus élevé, l'épuisement est porté jusqu'à sa limite extrême, c'est l'anéantissement. Le froid nous engourdit toujours, la neige tombe toujours, et toujours nous traînons nos pieds meurtris sur le sol glacé.
Source : Gallica

Portrait de Léon Pissot Léon Pissot Le 29e Régiment de mobiles (Maîne-et-Loire… (1873)

Le régiment reçut l'ordre de battre en retraite en colonnes de divisions par échelons. Les compagnies envoyées en tirailleurs rallièrent et le mouvement s'effectua dans un ordre parfait. Il était onze heures. Un grand nombre des obus dirigés par l'artillerie ennemie sur notre batterie de huit, tombaient au milieu de nos rangs.
C'est ici, près d'une grosse ferme isolée, située à gauche de Cercottes, que deux obus éclatant coup sur coup au milieu de la cinquième compagnie du troisième
bataillon, renversèrent douze ou quinze hommes dont ils tuèrent la moitié.
Source : Gallica

Portrait de Léon Pissot Léon Pissot Le 29e Régiment de mobiles (Maîne-et-Loire… (1873)

Le 31 décembre, nous quittons nos cantonnements de Vierzon pour aller en prendre de nouveaux à plusieurs kilomètres en avant de la ville, dans la forêt, et près de la ligne du chemin de fer de Vierzon à Orléans. Cette pointe en avant, à laquelle toute la 2e division prend
part, est poussée, dit-on, pour masquer aux yeux de l'ennemi, dont les éclaireurs viennent jusqu'à Salbris, l'important mouvement qui depuis plusieurs jours déjà s'opère sur la voie ferrée.
Source : Gallica

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