Léon Pissot,
Le 29e Régiment de mobiles (Maîne-et-Loire…
(1873)
“ A deux heures de l'après-midi, elle formait les faisceaux en avant du village d'Henrichemont, sur le bord de la route de Bourges. Le général se décida à ne repartir que le lendemain. Le 10 décembre, à quatre heures du matin, nous étions en rangs. L'histoire de cette journée est celle des jours précédents. Mêmes fatigues, même affaissement physique et moral, le degré seul est plus élevé, l'épuisement est porté jusqu'à sa limite extrême, c'est l'anéantissement. Le froid nous engourdit toujours, la neige tombe toujours, et toujours nous traînons nos pieds meurtris sur le sol glacé. ”
