André Dominique Alphonse de Couronnel, Souvenirs de la garde mobile de la Haute-Vienne… (1887)
“ Nous traversâmes ainsi un petit chemin, dans lequel l'ennemi ne cessait d'envoyer ses projectiles, pour aller nous poster derrière une petite maison. Cela nous donna un moment de répit, pendant lequel l'auteur de ces lignes, s'étant avancé pour examiner la position, fut renversé sous un mur qu'un obus venait de frapper. Quand il se releva, tout meurtri, l'aspect du champ de bataille avait changé. La retraite, ou plutôt la déroute, avait commencé. Chacun se retirait, autant que possible, par petits groupes, pour ne pas attirer l'attention des artilleurs ennemis, dont le tir était remarquable. ”
