André Dominique Alphonse de Couronnel

Résumé

André Dominique Alphonse de Couronnel Souvenirs de la garde mobile de la Haute-Vienne… (1887)

Nous traversâmes ainsi un petit chemin, dans lequel l'ennemi ne cessait d'envoyer ses projectiles, pour aller nous poster derrière une petite maison. Cela nous donna un moment de répit, pendant lequel l'auteur de ces lignes, s'étant avancé pour examiner la position, fut renversé sous un mur qu'un obus venait de frapper.
Quand il se releva, tout meurtri, l'aspect du champ de bataille avait changé. La retraite, ou plutôt la déroute, avait commencé. Chacun se retirait, autant que possible, par petits groupes, pour ne pas attirer l'attention des artilleurs ennemis, dont le tir était remarquable.
Source : Gallica

André Dominique Alphonse de Couronnel Souvenirs de la garde mobile de la Haute-Vienne… (1887)

En passant à Gien, nous reçûmes des couvertures, dont le besoin venait de se faire si rudement sentir.
Jamais nous ne devions être mieux reçus qu'à Montargis, dont les habitants s'efforçaient de nous faire comprendre que nous pouvions compter sur eux. Pour cela, ils n'avaient besoin ni de cris, ni de chants de guerre ; mais ils paraissaient armés et disposés à faire leur devoir.
A peine arrivés, il nous fallut quitter Montargis pour faire en pleine nuit une marche forcée. Le colonel venait
de recevoir l'ordre de se trouver, avec son régiment, à six heures du matin, à Beaune-la-Rolande.
Source : Gallica

André Dominique Alphonse de Couronnel Souvenirs de la garde mobile de la Haute-Vienne… (1887)

L'ennemi était déjà maître des hauteurs qui dominent la Loire et il allait bientôt nous donner de ses nouvelles.
C'était un triste aspect que celui d'Orléans le 4 décembre, à la nuit tombante. La ville était déjà presque entièrement évacuée, les maisons se fermaient et on attendait à chaque instant l'arrivée de l'ennemi. Nous trouvâmes les rues presque désertes jusqu'à l'entrée du grand pont, sur lequel se pressait une foule en désordre.
Nous pûmes cependant le passer sans nous séparer,
formant une masse compacte au milieu de débris sans cohésion.
Source : Gallica

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