Résumé

Charles Auger Saintes en Normandie. (Juin 1876… (1880)

Pour célébrer les fêtes du carnaval, les officiers d'un bataillon de mobiles de la Loire-Inférieure avaient cru devoir se déguiser, ne comprenant pas que les malheureuses circonstances dans lesquelles se trouvait la France ne permettaient pas de semblables distractions.
Ils s'étaient mis à parcourir les rues de la ville sous les yeux des habitants qui prirent pour une insulte ce qui n'était qu'un manque de jugement. On s'excita mutuellement ; les esprits s'échauffèrent, et quand les Saintais, descendant d'Aubigny, apparurent, une véritable lutte s'engagea.
Source : Gallica

Charles Auger Saintes en Normandie. (Juin 1876… (1880)

La veille du jour où nous prîmes possession de la gare de Glos, la grand'garde qui s'y trouvait et qui se composait de mobiles des Landes, s'était laissé surprendre dans la nuit par un détachement ennemi. Les Prussiens, longeant les bois placés en face de la gare et parallèles à la ligne de fer, avaient pénétré par le tunnel que cinq cents mètres séparent à peine de cette station, égorgé les sentinelles et surpris le poste qui n'exerçait pas une surveillance assez active. Trois ou quatre mobiles payèrent de leur vie cette imprudence
Source : Gallica

Charles Auger Saintes en Normandie. (Juin 1876… (1880)

Les bataillons des Landes donnèrent les premiers ; l'honneur de la journée devait revenir au régiment des mobiles de l'Ardèche qui dégagèrent le plateau et se rendirent maîtres de Château-Robert, qui fut réoccupé par le 1" bataillon (commandant de Guibert) . Ces vaillants soldats tenaient la campagne depuis le commencement de septembre : ils faisaient pitié à voir, tant ils étaient en guenilles; même une certaine indiscipline régnait dans leurs rangs ; mais quand ils étaient au feu, ils se conduisaient comme les troupes les plus aguerries.
Source : Gallica

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