Henri Brisson

Définition et enjeux

Comte Paul Vasili,  La société de Paris. Le monde politique (1887-1888)

“ Les pouvoirs de M. Grévy allaient expirer.
M. Henri Brisson semblait en place pour lui succéder. Il devenait urgent d'user cet Aristide qu'on était las d'entendre appeler le Saint-Just. M. Jules Ferry venait de succomber. Il lui fallait un successeur de beau renon, M. Henri Brisson eut la maladresse de se croire le ministre nécessaire.
On l'a accusé de toutes sortes de calculs. Les opportunistes, qui se croient trahis toutes les fois qu'ils ne se partagent pas tous les agréments du pouvoir, virent, dans M. Brisson, un ennemi
acharné à leur perte.
”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Stupuy Hippolyte Stupuy,  Henri Brisson

“ Les générations qui se sont succédé dans cette ville depuis cinquante ans y ont constamment vu passer un compatriote qu’elles ont connu jeune, puis homme fait, puis vieillard, mais toujours le même, c’est-à-dire vêtu de noir, cravaté de blanc, portant des lunettes d’or ; maigre, pâle, fin et accentué, informé, compétent, d’une vive intelligence sous des apparences de froideur, austère et irréprochable ; tel était M. Louis-Adolphe Brisson. Ce vieillard, avoué près la cour de Bourges, est le père du président de la Chambre. ”
Source : Wikisource

Portrait de Hippolyte Stupuy Hippolyte Stupuy,  Henri Brisson

“ Au point de vue politique, on se représentait volontiers Brisson comme un esprit absolu, sans souplesse, enfermé dans un cercle étroit d’idées préconçues, incapable de rien apprendre des événements, en un mot pénétré d’une conception immuable du régime et du gouvernement républicains sur laquelle ni les événements ni les hommes ne pouvaient avoir prise. ”
Source : Wikisource

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